Environnement, Gestion durable des terres

Grande muraille verte: 18 122 ha de terres dégradées récupérés entre 2011 et 2016

Une délégation de la coordination de l’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) conduite par le chargé de communication, Fabrice Bazié et l’assistant technique, Tomety Yaovi Djivenou était dans nos locaux, le jeudi 15 novembre 2018. Objectif : encourager le canard dans ce qu’il fait pour la promotion de l’environnement, mais aussi solliciter son accompagnement dans la vulgarisation des actions menées par l’Initiative.

Réunis à Ouagadougou en 2005 à l’occasion de la 7e session des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats sahélo-sahariens, les présidents des pays membres de l’organisation sous régionale ont planché sur une préoccupation majeure : Comment contrer l’avancée fulgurante du désert ? C’est là qu’a germé l’idée d’ériger une barrière d’arbres longue de 7000 km environ sur une largeur de 15 km allant de Dakar à Djibouti. Cette idée a désormais évolué. « Au lieu que ce soit un mur de végétation, il a été demandé à chaque pays de conceptualiser l’Initiative en fonction de ses réalités », a précisé Fabrice Bazié. Le Burkina Faso qui a adhéré à l’Initiative depuis son lancement a décidé de mettre l’accent sur la récupération des terres dégradées à travers la technique du zaï, des cordons pierreux et autres. Pour ce faire, a souligné Tomety Yaovi Djivenou, elle collabore avec des ONG qui ont pour leitmotiv le reverdissement du Burkina. Dans notre pays, l’Initiative intervient prioritairement dans les régions du Sahel, du Nord, du Centre-nord, du Plateau central et de l’Est à travers des actions curatives. Elle intervient également dans des zones affectées dans les autres régions par des poches de dégradation des terres à travers des actions préventives pour éviter une dégradation prononcée des terres. En clair, l’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) se veut une réponse politique forte aux graves défis posés par la désertification, la dégradation des terres, la perte de la biodiversité ainsi que le changement climatique dans la bande sahélo-saharienne. Entre 2011 et 2016, les résultats atteints par l’Initiative au Burkina forcent l’admiration. 18 122 ha de terres dégradées ont été récupérés, 14 600 000 plants ont été produits, 19 750 ha ont été reboisés, 27 000 tonnes de produits forestiers non ligneux ont été produits… Des acquis qui méritent d’être connus de la population. C’est ce qui justifie la raison de cette visite de courtoisie de l’IGMVSS dans les locaux de Le Quotidien. L’IGMVSS, dans ses actions, entend reverdir le Burkina. Et pour ce faire, il compte sur le canard pour faire connaitre la grande muraille verte, donner de la visibilité sur les actions qu’elles mènent de Pobé Mengao (Sahel) à Tansarga (Est). Une visite qui a rencontré l’assentiment des premiers responsables de Le Quotidien qui se sont engagés à promouvoir les actions de l’Initiative. « Ce sont des actions salutaires. C’est ce qu’il faut pour le développement de notre pays. Si plusieurs acteurs prennent conscience de cette problématique, on pourra efficacement lutter contre l’avancée du désert », a fait remarquer Souleymane Traoré, directeur de publication de Le Quotidien. La délégation n’est pas venue dans nos locaux les bras ballants. En effet, elle a fait don de matériel de fourniture de bureau pour quelque peu soulager le canard dans ses activités quotidiennes d’impression. Un don fortement accueilli par le rédacteur en chef, Idrissa Birba, qui a traduit les remerciements de la rédaction de Le Quotidien à l’IGMVSS.
Par Daouda KINDA

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