Environnement, Gestion durable des terres

GESTION DURABLE DES TERRES:la Grande Muraille Verte sollicite la plume des journalistes

Des journalistes burkinabè étaient à l’école de l’initiative de la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS). La trentaine de journalistes ayant pris part à cet atelier de Koudougou a été outillé, du 5 au 6 mars 2019, sur les questions liées à la gestion durable des terres (GDT) ainsi que les actions de l’IGMVSS en matière de récupération des terres dégradées.

L’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) se veut une réponse politique forte aux graves défis posés par la désertification, la dégradation des terres, la perte de la biodiversité ainsi que le changement climatique dans la bande sahélo-saharienne. L’idée d’ériger une barrière d’arbres longue de 7000 km environ sur une largeur de 15 km allant de Dakar à Djibouti a germé à Ouagadougou en 2005 à l’occasion de la 7e session des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats sahélo-sahariens. Cette idée soumise par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo visait à répondre à une préoccupation majeure : Comment contrer l’avancée fulgurante du désert ? Au Burkina Faso, les résultats atteints par l’IGMVSS entre 2011 et 2016 forcent l’admiration. En effet, 18 122 ha de terres dégradées ont été récupérés, 14 600 000 plants ont été produits, 19 750 ha ont été reboisés, 27 000 tonnes de produits forestiers non ligneux ont été produits… Tous ces acquis, selon Adama Doulkom, coordonnateur de l’IGMVSS, méritent d’être connus de la population. Conscient que les hommes de médias pourraient jouer un grand rôle dans ce sens, l’IGMVSS a entrepris de doter les journalistes de toutes les informations sur ce qu’est l’IGMVSS : son historique, son évolution, ses objectifs, sa vision. « Nous ne voulons pas que l’IGMVSS soit une chasse gardée pour la coordination, il faut que les journalistes s’en approprient », a déclaré Adama Doulkom. Le coordonnateur national de l’IGMVSS a souhaité que les journalistes sensibilisés sur la question de la gestion durable des terres puissent produire de façon régulière des « papiers » qui vont mettre en lumière les actions de l’IGMVSS dont le leitmotiv est le reverdissement du Burkina.

Adama Doulkom, le coordonnateur national de l’IGMVSS (ph. lefaso.net)

Dans notre pays, l’Initiative intervient prioritairement dans les régions du Sahel, du Nord, du Centre-nord, du Plateau central et de l’Est à travers des actions curatives. Elle intervient également dans des zones affectées dans les autres régions par des poches de dégradation des terres à travers des actions préventives pour éviter une dégradation prononcée des terres.Au cours de l’atelier, les hommes de médias et les responsables de la structure ont échangé à bâtons rompus sur les formes de collaboration possible en vue de mettre sur orbite l’IGMVSS. Dès l’entame de l’atelier le communicateur de la structure, Fabrice Bazié, a souligné que dans sa nouvelle stratégie, l’IGMVSS entend mener plusieurs activités en collaboration avec les journalistes. En perspective, des caravanes de presse pour constater de visu les actions de la structure et plusieurs productions médiatiques faisant la promotion de la gestion durable des terres. Il a été convenu également d’instituer un prix pour récompenser les meilleures productions en matière de GDT.

Par Daouda KINDA

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