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PROJET FILETS SOCIAUX: La Banque mondiale accorde un financement additionnel d’environ 50 milliards FCFA

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré et le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Cheick Kanté, ont signé, mercredi 19 juin 2019 à Ouagadougou un accord pour le financement additionnel du projet filets sociaux.

D’un montant d’environ 50 milliards FCFA, ce financement est constitué de deux dons et d’un crédit de 7 millions de dollars. Selon le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Cheick Kanté, cet appui financier est la contribution de la Banque mondiale à la mise en œuvre de la vision gouvernementale d’étendre d’une part les actions du projet filets sociaux, et d’autre part, d’adresser une réponse appropriée aux besoins des réfugiés et des communautés hôtes. Il devra également permettre de couvrir les dépassements de coûts dans le projet initial, de faire face à des coûts de gestion, de supervision et de fonctionnement supplémentaires du projet. « Ce financement additionnel offre au projet filets sociaux, le cadre et les moyens de diversifier la gamme de ses activités d’accompagnement des ménages bénéficiaires, en développant des activités de soutien bien focalisées sur les défis propres à chaque région », a noté Cheick Kanté. « C’est la 2e fois que nous avons signé un tel financement avec la banque mondiale en 2019 (…) et concerne le financement additionnel du projet filets sociaux », a indiqué le ministre Lassané Kaboré. Pour lui, cet acte témoigne de « l’excellence de la coopération entre la Banque mondiale et le Burkina dans le cadre de la mise en œuvre des programmes du Plan national de développement économique et social (PNDES) ». Mis en œuvre depuis 2014, le projet filets sociaux est actuellement en exécution dans 5 régions du Burkina (Sahel, Nord, Centre-nord, Boucle du Mouhoun et Centre-ouest) et couvre, selon la ministre en charge de la femme, Laurence Ilboudo, 101 600 bénéficiaires répartis dans 14 provinces, 66 communes et 717 villages du pays. Il a pour objectif de « d’accroître l’accès des ménages pauvres et vulnérables aux filets sociaux et établir les fondements d’un système adaptatif de filets sociaux au Burkina Faso ». « Cette nouvelle phase, qui prend en compte la composante 3 du Programme gouvernemental d’appui au développement des économies locales (PADEL) va permettre d’accroître les capacités de résilience d’un grand nombre de ménages pauvres au Burkina Faso », a fait remarquer la ministre Laurence Ilboudo. Et d’ajouter que cette phase couvrira, en ce qui concerne les activités classiques de transferts monétaires, les 4 provinces de la région du Sahel (Oudalan, Séno, Soum et Yagha), les 3 provinces les plus pauvres de la Boucle du Mouhoun (Kossi, Banwa, Nayala), les provinces du Bam et du Namentenga dans la région du Centre nord, les provinces du Sanguié et du Boulkiemdé dans le Centre ouest et les zones péri-urbaines de Ouagadougou. Au total, a-t-elle soutenu, ce nouveau financement profitera directement à 135 000 bénéficiaires et près de 690 000 bénéficiaires indirects. « Les bénéficiaires sont composés de ménages pauvres avec des enfants de moins de 15 ans, des femmes enceintes, des ménages affectés ou vulnérables aux chocs et à l’insécurité alimentaire », a-t-elle ajouté. Outre, les transferts monétaires classiques, une nouvelle composante devrait s’ajouter au projet avec ce nouveau financement. Il s’agit des travaux à haute intensité de main-d’œuvre au profit des communautés réfugiées et de leurs hôtes de 5 communes du Sahel à savoir Dori, Djibo, Déou, Oursi et Pobé Mengao. Cette nouvelle composante, foi de la ministre, profitera à 8500 bénéficiaires vulnérables âgés de 18 à 45 ans. Par ailleurs, à en croire la ministre Ilboudo, le projet élargira les thématiques de ses mesures d’accompagnement pour influer sur la prévention de la violence sexiste, la stigmatisation et les abus sociaux en vue de faire face au mariage d’enfants, à la violence sexiste et au travail forcé dans certaines régions nouvellement sélectionnées. « De même, au regard de la fermeture de nombreuses écoles dans la région du Sahel, le 2e financement se propose d’élargir le domaine d’intervention des mesures d’accompagnement en mettant en place un dispositif d’enseignement primaire par la radio au profit des élèves du primaire déscolarisés des bénéficiaires du projet filets sociaux au Sahel », a poursuivi Laurence Ilboudo. Le projet sera exécuté jusqu’en mars 2024, sous la tutelle technique du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire.

Par R.W.N

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