Eau

REALISATION BARRAGE DE NIOU/KOURWEOGO: Un vieux projet qui se concrétise

Dans 14 mois, la commune de Niou dans le Kourwéogo (Plateau central) disposera d’un barrage et d’un périmètre irrigué.  Les travaux de réalisation de ces infrastructures ont été lancés, le lundi 18 mars 2018 par le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo en présence de son collègue des Affaires étrangères, Alpha Barry.

Les travaux de construction du barrage et du périmètre irrigué de Niou prévoient la réalisation d’une retenue d’eau d’une capacité d’environ 1 267 000 m3 d’eau et d’un périmètre irrigué en aval de 42,80 ha. Foi du ministre en charge de l’eau, Niouga Ambroise Ouédraogo, au terme des travaux, le périmètre irrigué pourra accueillir 200 exploitants qui pourront produire annuellement 215 tonnes de riz et 1000 tonnes de produits maraîchers. « Il est également prévu l’empoissonnement du plan d’eau et de l’aménagement d’un étang piscicole », a-t-il précisé. Outre le barrage et le périmètre irrigué, il est également prévu la réalisation d’un forage équipé de pompe à motricité humaine pour l’approvisionnement des exploitants, la réalisation de plusieurs latrines, la réalisation de couloirs de passage pour le bétail, entre autres. Coût total des travaux : 1 898 533 329 FCFA, financé par l’Etat burkinabè et la Banque ouest africaine de développement (BOAD). « Dans le cadre de la mise en valeur du périmètre, le projet, en partenariat avec des institutions de microfinance, mettra à la disposition des producteurs des crédits pour l’acquisition des intrants et des équipements », a ajouté le ministre Niouga Ambroise Ouédraogo. En dépit de l’assurance donnée par l’entreprise en charge des travaux (CTG SA), le ministre Niouga Ambroise Ouédraogo dont le ministère assure la maitrise d’ouvrage a insisté sur la nécessité de respecter les délais requis, mais surtout de livrer des ouvrages de qualité. Les travaux de construction du barrage et du périmètre irrigué de Niou entre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de mobilisation et de valorisation des eaux de surface dans le Plateau central (PMVEC). D’un coût global de 11 milliards 256 millions de FCFA, financés à hauteur de 10 milliards par la Banque ouest africaine de développement (BOAD), 1,27 milliards FCFA par l’Etat burkinabè et 129 millions par les institutions de microfinance, ce projet a pour objet de contribuer à une croissance soutenue du secteur rural afin de lutter contre la pauvreté et de renforcer la sécurité alimentaire.   Au titre des résultats attendus de ce projet, il y a, entre autres, la réalisation de 5 barrages, l’aménagement de 195,3 ha de périmètres irrigués et la création de 6 010 emplois indirects et induits. A ce jour, la BOAD a injecté la bagatelle de 134 milliards de FCFA dans le domaine du développement rural au Burkina soit 23% de ses engagements cumulés. Selon Reine Broohm-Ayeva, chef de la mission résidente de la BOAD au Burkina, cela traduit l’importance que la banque accorde au secteur du développement rural en général et aux aménagements hydro-agricoles en particulier. Le ministre en charge des affaires étrangères, Alpha Barry, s’est réjoui de la réalisation des travaux de construction du barrage. « Un vieux projet qui se concrétise », a-t-il dit. Et d’ajouter : « C’est une forte attente des populations qui a été exprimée à maintes reprises durant de longues années. Le président du Faso a pris l’engagement de le faire. Aujourd’hui cela commence à être une réalité ». Les bénéficiaires, pour leur part, ont traduit leur reconnaissance à l’endroit du gouvernement pour avoir fait de ce vieux projet une réalité. « Depuis longtemps nous attendons ce barrage. Je voudrais rendre vivement hommage au regretté Salifou Diallo (ancien président de l’Assemblée nationale) grâce à qui nous avons ce barrage aujourd’hui. Je lui ai soumis une préoccupation et il a tout fait pour que cela se réalise », a-t-il déclaré. Dans les berges du barrage qui sera livré dans 14 mois, Salamata Ouédraogo compte si toutefois elle a une parcelle produire de la laitue. « Cela pourra me rapporter de l’argent afin que je puisse subvenir à mes besoins ainsi qu’à ceux de mes enfants », a-t-elle noté. Aboubacar Ouédraogo lui envisage la production de plusieurs produits maraichers dont la laitue, les concombres et les carottes.

Par Le Quotidien

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