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FILIERE KARITE: le Burkina veut conquérir le marché international

Le Projet d’appui à la compétitivité des produits de la filière karité au Burkina Faso a été lancé, jeudi 18 juillet 2019 à Ouagadougou par le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré.

Financé à environ 1 715 700 000 FCFA par le CIR (44%), la Coopération luxembourgeoise (43%) et l’Etat burkinabè (13%), le Projet d’appui à la compétitivité des produits de la filière karité au Burkina Faso entend contribuer de 2019 à 2021, a indiqué le ministre Kaboré, à l’amélioration de l’exportation et de la compétitivité des produits, des revenus des acteurs de la filière karité et à la création d’emplois sur l’étendue du territoire national. Concrètement, il s’agira de renforcer la chaîne de valeur et les capacités des organisations professionnelles et de l’interprofession de la filière karité, d’accroître la capacité des groupements et coopératives de femmes et des micro, petites et moyennes entreprises, d’améliorer l’accès des produits du karité aux marchés national, régional et international et d’améliorer l’accès au financement des groupements et coopératives de femmes et des micro, petites et moyennes entreprises.

Le présidium

Selon les chiffres de la Stratégie nationale de développement de la filière karité du Burkina, notre pays dispose d’un potentiel de production de 1 250 000 tonnes d’amendes par an. La filière karité est exploitée à 32%. « Les statistiques de « International trade center » disent que le marché du beurre de karité alimentaire-cosmétique et de la parfumerie de l’Europe, des USA et de l’ASIE représente 2 094 millions de tonnes pour une valeur estimée à environ 28 milliards. Malheureusement, la part du Burkina dans ce marché n’est que de 1%. Pourtant le pays est le premier exportateur mondial avec 300 000 tonnes », a soutenu Moumouni Konaté, representant du président de l’interprofession de la table filière karité. A travers ce projet, a-t-il assuré, le Burkina va saisir les opportunités offertes sur le plan international pour booster la filière karité et accroître ses exportations. Dans son discours, le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré, a déclaré que la filière karité fait vivre près de 3 000 000 de femmes burkinabè à travers la production des amandes et du beurre. Le projet est placé sous la tutelle technique du ministère en charge du commerce et sera exécuté par l’Unité nationale de mise en œuvre du cadre intégré renforcé (UNMO/CIR).
Par Awa Ouédraogo

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