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Burkina Faso: le FPDCT s’engage à mettre en terre 10 000 plants pour fêter ses 10 ans

Au Burkina Faso, le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) veut mettre en terre 10 000 plants pour célébrer ses 10 ans. Le lancement officiel de ladite opération a eu lieu, le samedi 20 juillet dernier, dans la commune rurale de Pabré avec la mise en terre de 720 plants.
Selon les chiffres du ministère en charge de l’environnement, plus de 105 000 ha de forêts sont perdues au Burkina chaque année. Cette situation pourrait s’expliquer sans doute par la dégradation accélérée des ressources naturelles du fait des effets conjugués de la sécheresse, des actions anthropiques destructrices, des émissions de gaz à effet de serre et du changement climatique. Pour inverser la tendance, des actions d’envergure sont nécessaires pour améliorer le taux de couverture végétale du Pays des hommes intègres. Et cela, le FPDCT semble l’avoir compris. En effet, il a inscrit dans le programme d’activités de la commémoration de sa décennie une opération dénommée « 10 000 plants ». Il s’agit à travers cette action d’accompagner le gouvernement dans sa politique en matière d’environnement.

« Nous avons voulu planter utile »

Au premier jour de cette opération, 720 plants ont été mis en terre sur une superficie d’un hectare par les personnes ayant pris part à la cérémonie de lancement, samedi 20 juillet dernier, dans la commune de Pabré. « Nous avons voulu planter utile, c’est-à-dire planter des arbres au nombre que nous pouvons entretenir. Ainsi, nous voulons que sur les 720 plantés, au moins 500 survivent pour la prochaine décennie », a expliqué le directeur général du FPDCT, Bruno S. Dipama.

Cette opération vise à mettre en terre 10000 plants

Les principaux espèces mis en terre sont l’adansonia digitata (baobab), le tamarindus indica (tamarinier), le parkjia biglobosa (néré), le diospyros mespiliformis, l’anarcadium occidentale (anacardier) et l’acacia nilotica. Ces plants ont été choisi par les techniciens du ministère en charge de l’environnement qui ont au préalable pris le soin d’étudier le sol, a précisé Bruno S. Dipama. Au Burkina Faso, les campagnes de reboisement sont peu productives et ne répondent toujours à leur objectif premier qui est d’améliorer le taux de couverture végétale. « Les bilans des campagnes de reforestation indiquent que pour la période 2002-2016, les acteurs ont produit annuellement 9 525 105 plants et reboisé en théorie 10 428 ha », avait indiqué au cours d’une conférence de presse Sibidou Sina, secrétaire général du ministère en charge de l’environnement qui rappelait que ces chiffres représentent moins de 1/10 des superficies annuellement détruites. Conscient de cet état de fait, le premier responsable du FPDCT s’est engagé à travailler collégialement avec la commune rurale de Pabré pour la survie des plants mis en terre. Par ailleurs Bruno S. Dipama, a indiqué l’étape de Pabré est le point de départ d’une vaste opération de realisation de bosquets du même genre dans toutes les communes rurales de la région du Centre.

Le bosquet est situé dans la commune de Pabré

Et au niveau national, il a assuré que des plants seront mis en terre dans toutes les collectivités territoriales à travers les différentes agences régionales du FPDCT. Présent à la cérémonie, le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’Extérieur, Paul Robert Tiendrébéogo, a soutenu que l’environnement est l’un des axes forts du programme du président Roch Marc Christian Kaboré. Il en veut pour preuve la création de la journée nationale de l’arbre dont la première édition aura lieu dans le mois d’août 2019 à Tenkodogo. Cette initiative vise à susciter une mobilisation générale de toutes les couches socio-professionnelles du Burkina pour la restauration des forêts et des terres dégradées. L’institution de cette journée permettra, selon les premiers responsables du ministère de l’environnement, non seulement de créer un engouement populaire pour la plantation, l’entretien et la protection des plants mis en terre, de magnifier l’arbre pour ses multiples fonctions et services socio-économiques et culturels, mais aussi de reconnaitre et récompenser les mérites des acteurs intervenant dans le domaine de la préservation des ressources forestières.

Par Saki Nana

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