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Lutte contre la sécheresse au Burkina Faso: un plan de gestion intégrée validé

Valider le projet de Plan de gestion intégrée de la sécheresse au Burkina Faso par les parties prenantes de la gestion de ce phénomène dans notre pays, c’est l’objectif de l’atelier tenu le mardi 27 août 2019 à Ouagadougou.

Organisé par le Ministère de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique souls l’égide du Secrétariat Permanent du Conseil National pour le Développement Durable (CP/CNDD), il s’est agi spécifiquement de la présentation du projet de Plan de gestion intégrée de la sécheresse au Burkina Faso aux principaux acteurs en charge sa gestion, de la prise en compte de leurs avis, observations et amendements sur le plan proposé et enfin de la validation dudit Plan. La finalité de son élaboration est de renforcer la résilience des populations et des écosystèmes aux effets de la sécheresse. Pour le Chargé d’Etude Joachim OUEDRAOGO représentant le Secrétaire Générale du Ministère en charge de l’Environnement, au regard de la récurrence de la sécheresse et de ses effets sur la dégradation des terres et les populations, le Ministère de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique, avec l’appui du Secrétaire Exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte Contre la Désertification et du Mécanisme Mondial, a entrepris l’élaboration d’un Plan de Gestion Intégrée de la sécheresse en application de la décision 29 de la COP13 relative à l’initiative sur la lutte contre la sécheresse. « Le but poursuivi est de disposer d’un outil de référence multi acteurs et multi échelles permettant de faire face à la sécheresse » a-t-il expliqué. Dans cette perspective, la tenue de l’atelier offre l’occasion aux acteurs de se familiariser avec ledit plan et d’en faire un guide dans la lutte contre la sécheresse. Le Plan comprend quatre axes prioritaires à savoir l’amélioration de la gouvernance en matière de gestion de la sécheresse, la mise en place d’un système intégré de gestion de l’information et de la communication sur la sécheresse, le renforcement des capacités des acteurs, notamment les femmes et les jeunes pour la gestion de la sécheresse et la promotion des systèmes de production et des technologies résilients à la sécheresse. Comme actions prioritaires le Plan prévoit entre autres la réduction des risques de sécheresse dans les stratégies, plans et programmes de développement, la mise en place/le renforcement d’une plateforme nationale de gestion de la sécheresse et son unité de coordination, le renforcement du dispositif de collecte de données et outils scientifiques et technologiques, l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie d’information et de communication sur la sécheresse. Sa mise en œuvre se fera sous forme de plans triennaux glissants et le premier plan sera destiné au montage institutionnel de la plateforme au plan national et régional, à la mise en place des unités de coordination, à la mise en place des mécanismes de financement et à l’élaboration de la stratégie de communication sur la sécheresse. En attendant la mobilisation des ressources, le financement des activités liées à la sécheresse se fera à travers les différents projets et programmes en cours.
En rappel, la « Convention des Nations-Unies sur la lutte contre la Désertification, dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique » a été respectivement adoptée et signée par la communauté internationale à Paris, le 17 juin et le 14 octobre 1994. Le Burkina Faso l’a ratifié le 26 janvier 1996 et a aussitôt engagé un processus qui a abouti à l’élaboration et à l’adoption d’un Plan d’Action National de Lutte contre la Désertification en 1999, mise en œuvre à partir de 2000.

Par Joël Soré

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