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Produits halieutiques vendus au Burkina : les acteurs valident les avant-projets de documents autorisant les prélèvements de taxes

Près d’une centaine d’acteurs de la pêche et de l’aquaculture se sont réunis, vendredi 15 novembre 2019 à Ouagadougou, pour valider les avant-projets de documents autorisant les prélèvements de taxes sur les produits halieutiques vendus au Burkina Faso.

Au Burkina Faso, les autorités veulent renforcer la contribution de la pêche et de l’aquaculture à la réduction de la pauvreté et à la sécurité alimentaire. Ainsi, elle a entrepris à travers « la Stratégie nationale de développement durable de la pêche » d’améliorer les performances du sous-secteur. Dans ladite Stratégie, il a été retenu la création d’un fonds d’investissement en aquaculture et son accessibilité aux acteurs ainsi que la facilitation de l’accès aux équipements de pêche. Dans le cadre de la mise en œuvre des mesures prises dans les documents de stratégies pour résoudre les problèmes de financement du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture, le ministère des Ressources animales et halieutiques a entrepris depuis novembre 2017, la réalisation d’une étude de faisabilité pour la mise en place d’un fonds de développement de la pêche et de l’aquaculture.

Le présidium à l’ouverture de l’atelier

En 2018, le rapport de ladite étude a été validé par un atelier national et par le Conseil de cabinet du ministère des Ressources animales et halieutiques. « Tenant compte du contexte national sur la rationalisation de création de nouveaux fonds, l’option d’ouvrir un guichet « pêche et aquaculture » au niveau du Fonds de développement de l’élevage (FODEL) a été retenue », a indiqué Kocty/Thiombiano Diara, représentante du secrétaire général du ministère des ressources animales.Pour booster le sous-secteur, le gouvernement burkinabè peut compter sur les acteurs de la pêche et de l’aquaculture qui en septembre 2018 ont proposé, au cours d’un atelier, le prélèvement de 25 FCFA/kg de produits halieutiques vendus au Burkina Faso pour la mise en place du fonds. « Nous voulons apporter notre contribution au développement de la pêche et de l’aquaculture au Burkina. Dans le cadre du PNDES, le gouvernement a demandé au secteur privé de l’accompagner pour booster le sous-secteur. C’est pourquoi, nous avons décidé d’apporter notre contribution à travers un prélèvement forfaitaire pour développer le sous-secteur », a soutenu Frédéric Korsaga, président de la société coopérative simplifiée des promoteurs aquacoles de la région du Centre. A en croire Mme Kocty, c’est faisant suite à cette proposition des acteurs, qu’un comité d’élaboration des projets des textes autorisant les prélèvements de taxes sur les produits halieutiques vendus au Burkina a été mise en place. « Ce comité a fait des propositions de documents qui seront examinés et validés au cours de cet atelier », a-t-elle déclaré à l’ouverture de l’atelier.

Les participants à l’atelier

Au cours de l’atelier, les différentes parties prenantes devront, non seulement, amender et valider les avant-projets de documents, adopter le projet de mécanisme de collecte des taxes, mais elles seront également informées du processus en cours pour le financement du sous-secteur « pêche et aquaculture ». Au Burkina Faso, le sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture contribue efficacement à lutter contre la pauvreté, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle en fournissant des protéines de qualité et des revenus monétaires à plus de 42 000 acteurs repartis entre les pécheurs, les transformatrices des produits de pêche, les mareyeurs et autres acteurs connexes. En 2018, la production halieutique domestique était de 28 000 tonnes contre une information de 111 000 tonnes. Ce qui indique que 80% des besoins actuels en produits halieutiques sont couverts par les importations. Pour inverser cette forte dépendance de l’étranger vis-à-vis des produits halieutiques, le gouvernement a adopté une politique nationale de développement durable de la pêche et de l’aquaculture assortie d’une stratégie de mise en œuvre à l’horizon 2025.

Par Daouda KINDA

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