A la une, Environnement, Flash Info

Burkina: la Semaine Nationale des Aires protégées (SAP) prévue du 25 novembre au 1er décembre

Face à la presse, jeudi 21 novembre 2019, le Ministre de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique, Batio BASSIERE a annoncé la célébration de la Semaine Nationale des Aires protégées (SAP) prévue du 25 novembre au 1er décembre 2019 à Ouagadougou.

« La biodiversité, notre nourriture, notre santé ».C’est sous ce thème que se tient la SAP organisée de façon conjointe avec les administrations de gestion des aires protégées de certains pays notamment le Bénin, le Niger et la Côte d’Ivoire en qualité de pays invité d’honneur. Selon le ministre Bassière, cette initiative vise, non seulement, à renforcer la gestion des aires protégées, mais également à améliorer la visibilité des actions de conservation des aires protégées du complexe W-Arly-Pendjari (WAP) tout en mettant en évidence les enjeux et les défis majeurs de gestion durable des aires protégées.Créé en 2008, l’Office National des Aires Protégées (OFINAP) qui célèbre, par ailleurs, ses 10 ans, comme son nom l’indique est l’institution burkinabè qui s’occupe de la préservation des aires protégées. Et depuis sa création, à en croire le ministre Bassière la structure a mené plusieurs actions entrant dans le cadre de sa contribution à la mise en œuvre des orientations de la politique forestière nationale. Ces actions, soutient le ministre de l’environnement, ont contribué à préserver la diversité biologique, à lutter contre la désertification et à soutenir la croissance économique durable. Malgré tous les acquis engrangés, l’OFINAP fait face à plusieurs défis non négligeables dans la mise en œuvre de ses actions.

Le présidium lors de la conférence de presse

Entre autres, il y a le défi sécuritaire marquée par l’occupation des aires protégées par les terroristes et la perpétration d’attaques des postes forestiers, les pressions anthropiques exercées sur ces aires notamment, le braconnage, l’exploitation artisanale des ressources minières et l’absence d’un mécanisme de financement durable des activités inhérentes aux aires protégées.
Face à ces préoccupations, le ministre Bassière a rassuré que le gouvernement s’emploie à mettre en œuvre des actions pour que le secteur forestier retrouve son lustre d’antan. « S’il faut frapper dans les aires protégées pour déloger les terroristes, nous donnons notre OK parce que le couvert végétal peut être reconstitué… », a-t-il affirmé.

Les journalistes qui ont pris part à la conférence de presse

Au programme de la SAP, des conférences publiques portant sur les thèmes tels que la gestion durable des aires protégées et insécurité : cas du Burkina Faso, les services Eco-systémiques des aires protégées, la contribution des aires protégées dans le développement locale, la gouvernance et financement durable des aires protégées et la contribution des accords multilatéraux de gestion des aires Protégée ; une foire d’exposition/vente sur le site du FESPACO qui sera appuyée par des plateaux d’animation ; des émissions de débats / Radio-Télé ; des jeux concours ; un cross populaire ; un atelier de validation de la Stratégie d’intervention et plan d’actions de l’OFINAP ; et une Nuit des Aires Protégées (NAP).La cérémonie officielle d’ouverture de la SAP est prévue pour le lundi 25 novembre à 15h dans l’enceinte du FESPACO. En rappel, le Burkina Faso compte actuellement 77 aires protégées dont la superficie est estimée à 3 900 000 hectares. Ces aires protégées sont constituées des parcs nationaux, des réserves fauniques, des forêts classées et des ranches de gibiers. On y dénombre 128 espèces de mammifères, 520 espèces d’oiseaux et 60 espèces de reptiles.
Par Daouda KINDA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*