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Burkina: Zoom sur ces  » fous de la nature  » qui luttent contre la dégradation des terres

Au Burkina Faso, selon les chiffres du ministère en charge de l’environnement, la dégradation des terres touche 34% du territoire national soit 9 234 500 ha. Une progression estimée à environ 105 000 à 250 000 ha par an ces 10 dernières années. Si certaines régions à l’instar du Sahel, du Nord et Centre-nord sont les plus touchées, il n’en demeure pas moins que d’autres régions notamment le Plateau central font face à une dégradation assez prononcée des terres. Face à cette situation, des initiatives privées, soutenues par l’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) créées en 2005, tentent d’inverser la tendance grâce à l’agroécologie. Zoom sur ces  » fous de la nature » (prix Nobel alternatif) qui luttent contre la dégradation des terres dans la région du Plateau central. 

Faire pousser un bananier sur une roche latéritique. L’idée est folle, mais Ablassé Compaoré a réussi cette prouesse. Convaincu que « c’est par le travail de l’homme que nous pouvons redonner vie à nos sols », cet amoureux de la nature, grâce à plusieurs techniques de régénération des terres a réussi à récupérer sur le site de « Tangzougou (sur la colline traduit en langue locale mooré) situé dans le village de Betta à une trentaine de km de Ziniaré (50 km de Ouagadougou) un espace de 5 ha considéré comme le premier écovillage du Burkina. « Lorsqu’en 2006, nous avions dit que nous voulons cet espace pour la régénérer et mener nos activités, les villageois ont pensé que nous étions fous. Personne ne pensait que cela était possible tant l’espace était caillouteux », explique Ablassé Compaoré. « Mais nous savions ce que nous voulions faire. Et aujourd’hui, voici le résultat », poursuit-il. Pour y arriver, il a fallu non seulement du courage, de la folie, mais surtout les techniques de récupération des terres notamment « les cordons pierreux, les demi-lunes, les zaï, la plantation des andropogons pour renforcer les cordons pierreux et surtout la plantation des arbres ». Aujourd’hui, avec une superficie de 5ha, le site de « Tangzougou » est équipé d’un bâtiment principal en voûte nubienne, de cases d’accueil, de sanitaires, d’une étable pour les bovins et ovins et d’un périmètre maraicher et céréalier irrigué par un forage muni d’une pompe solaire. Toute l’électricité des installations est fournie par des panneaux solaires. Sur un 2e site de la même superficie appelé « koom nonré (au bord de l’eau traduit en langue locale mooré) » installé à la lisière du barrage de Ziga, M. Compaoré et les siens pratiquent l’agroécologie et produisent des mangues, de la goyave, de la banane, de la papaye, du moringa, du manioc, de la patate douce, etc. A la tête de l’association interzone pour le développement en milieu rural (AIDMR), M. Compaoré et son équipe font de la récupération des terres dégradées et la diffusion de l’agroécologie leur cheval de bataille.

Grâce à plusieurs techniques de régénération des terres, Ablassé Compaoré a réussi à récupérer sur le site de « Tangzougou » un espace de 5 ha considéré comme le premier écovillage du Burkina

Leurs zones d’intervention : l’Oubritenga, le Bam, le Namentenga, la Gnagna, le Ziro, le Yatenga, le Passoré et le Sanmatenga. Depuis sa création en 1993, l’Association interzone pour le développement en milieu rural (AIDMR) œuvre dans la diffusion des pratiques de l’agroécologie et le renforcement des capacités des paysans pour la gestion des ressources naturelles.

L’agroécologie, « une éthique de vie »

Des pratiques qui devraient permettre aux paysans de garantir l’autosuffisance alimentaire tout en assurant leur autonomie. L’association a été reconnue officiellement en 2001. « Nous avons travaillé dans de nombreux groupements et nous nous sommes rendu compte que le meilleur outil pour former les paysans, c’est la pratique, les démonstrations. C’est pourquoi nous avons décidé en 2006 de créer au nom de l’association une ferme-école pour montrer toutes les techniques d’agriculture à nos membres », relate M. Compaoré. Au cours des formations, l’AIDMR aborde avec ses membres les questions de production de compost et autres techniques de fertilisation, les cordons pierreux et autres techniques de lutte antiérosive, la lutte biologique et les traitements phytosanitaires naturels, l’association des cultures, le reboisement, l’arboriculture et l’élevage. « Nous pensons qu’en formant les paysans sur ce site, nous arriverons à les convaincre de façon concrète qu’on peut récupérer toutes sortes de sol », ajoute-t-il assurant que les participants aux formations repartent de ce site convaincus et s’engagent par conséquent à diffuser les pratiques dans leurs localités respectives.

Sur un 2e site installé à la lisière du barrage de Ziga, l’AIDMR pratique l’agroécologie

Pour un certain nombre de paysans, l’association les aide à construire des ilots, une technique qui consiste à associer la production végétale et celle animale sur un espace de 2500 m2. « Nous clôturons l’espace et nous y mettons tous les équipements nécessaires. Dans cet espace, le paysan qui a reçu la formation sur la technique de l’agroécologie va mettre en pratique tout ce qu’il a appris. Ces ilots sont en quelque sorte des fermes de référence », explique Lenglengué K. Christian, responsable du suivi-évaluation des activités de l’AIDMR. Ce dernier soutient que l’agroécologie est « une éthique de vie ». « C’est un mode de vie. Quelqu’un qui veut faire de l’agroécologie doit changer sa mentalité », martèle l’étudiant en science économique et gestion dont la passion est ce type d’agriculture. Propriétaire d’un ilot, Amado Lenglengué se dit fier aujourd’hui d’avoir bénéficié de la formation de l’AIDMR pour développer ses activités. « Grâce aux techniques que j’ai apprises, j’ai pu cultiver dans mon champ des ignames, de la patate, du mil, du haricot, de la banane et autres. Egalement, je fais de l’élevage comme on me l’a recommandé », narre le sexagénaire. Au titre des résultats, les responsables de l’association affirment avoir reboisé 104 ha, récupéré 9 ha, doté 22 femmes de séchoirs solaires et plus de 250 femmes de foyers améliorés, appuyé plus de 100 paysans en matériel et sensibilisé plus de 100 élèves et étudiants en agroécologie. Les retombées pécuniaires sont utilisées pour le fonctionnement de l’association. Même si les résultats sont impressionnants, l’AIDMR est confrontée à un certain nombre de difficultés qui limitent ses actions. Entre autres, il y a l’insécurité dans certaines de ses zones d’intervention, l’insuffisance de moyens matériels et financiers ainsi que le manque d’eau dans certains ilots.

Saïdou Ouédraogo dit « le jeune », un véritable « gentleman farmer »

Dans la commune de Zitenga, Saïdou Ouédraogo, 60 ans, mène depuis 2009, plusieurs actions dans le cadre de la récupération des terres dégradées dans sa localité. Grâce à plusieurs techniques qu’il met en pratique, le sexagénaire a pu redonner vie à 6 ha jadis dénudés dans le village de Kamnogo. L’homme a la barbe blanche, mais il se fait appeler « le jeune » en raison de la force qu’il déploie au quotidien dans sa « mise en défens ». Ses actions sont reconnues et saluées par tous. S’il force l’admiration et a de l’aura aujourd’hui, c’est grâce à sa mise en défens de 3 ha réalisée depuis 2009 dans ledit village.

En dix années d’activités, Saidou Ouédraogo dit « le jeune » est parvenu à faire émerger une oasis sur une colline

A quelque chose malheur est bon, a-t-on l’habitude de dire. En effet, c’est suite à une mésaventure que « le jeune » s’est lancé dans cette action de récupération des terres dégradées. « J’ai contracté un prêt pour la culture maraichère. Malheureusement, la campagne n’a pas été fructueuse cette année-là. Et je n’étais pas en mesure de régler ma dette », se remémore le sexagénaire. « Je me suis retiré sur la colline pour échapper à mes créanciers. Je taillais les pierres que je commercialisais. Les gens croyaient que j’étais fou alors qu’en réalité je fuyais mes créanciers », ajoute M. Ouédraogo. C’est dans ces conditions que l’ancien maraîcher a croisé le chemin de l’ONG Tiipalga (New tree), créée en 2006 et qui concentre ses actions dans la gestion durable des ressources naturelles et la lutte contre la pauvreté par la promotion des activités génératrices de revenus (AGR). « J’ai formulé une demande d’appui pour le reboisement et la récupération des sols mais au départ les responsables de l’ONG étaient septiques. Avec la détermination et les efforts que je fournissais, la confiance s’est installée et ils se sont engagés à m’accompagner dans mon action », déclare M. Ouédraogo. Les premières années étaient très pénibles pour « le jeune » car il a dû se battre seul pour régénérer ce sol dégradé et aride à travers plusieurs techniques notamment les cordons pierreux, la technique du zaï, les demi-lunes, le reboisement et la régénération naturelle. M. Ouédraogo déclare s’être armé de courage, de persévérance et de patience pour atteindre ses objectifs. « On récolte les fruits de son activité, dans le travail et la ténacité. Seule la paresse peut nous empêcher d’atteindre nos objectifs », martèle-t-il. Aujourd’hui, l’homme est devenu un véritable « gentleman farmer » qui arrive à tirer son épingle du jeu. Dans sa mise en défens jadis aride, on trouve une soixantaine d’espèces végétales dont du moringa, des baobabs, des manguiers, de la gomme arabique et des goyaviers. A côté des végétaux, M.Ouedraogo pratique l’élevage et l’apiculture. En dix années d’activités il est parvenu à faire émerger une oasis sur cette colline où personne n’osait s’aventurer. Et c’est tout « bénef » pour lui. « Je vends du fourrage, des animaux, du miel, de la gomme arabique, des céréales et même des pierres. La liste est longue. Je ne regrette pas mon action car j’arrive à subvenir aux besoins de ma famille », se réjouit M. Ouédraogo considéré dans la région comme un autre Yacouba Sawadogo, prix Nobel alternatif. La mise en défens de Kamnogo attire la curiosité des chercheurs ainsi que des visiteurs nationaux et internationaux qui multiplient les excursions pour s’imprégner des réalisations et de la prouesse de ce sexagénaire. Convaincu de la détermination et des efforts de Saidou Ouédraogo, l’association Tiipaalga lui a octroyé les équipements nécessaires pour la mise en place d’une deuxième mise en défens de 3 hectares en 2018. Cet insatiable agroécologiste pense étendre son action dans d’autres localités si sa force lui permet toujours.

Saïdou Ouédraogo utilise plusieurs techniques dont les cordons pierreux 

Mais en attendant, sur le site de Kamnogo M.Ouédraogo dit faire face à un problème d’eau. Ce qui limite ses actions et handicape le bon fonctionnement de son domaine. C’est pourquoi il sollicite l’aide des différents acteurs qui œuvrent dans la préservation de l’environnement afin qu’ils lui arrachent cette épine du pied à travers un forage. Toute chose qui devrait contribuer à booster la rentabilité de son domaine.

La technique du bocage à Guié

A Guiè, dans la commune de Dapélogo à une cinquantaine de kilomètres de Ouagadougou, l’Association Inter-villages Zoramb Naagtaaba (AZN) créée depuis 1990 « tutoie » la dégradation des terres grâce au bocage, une technique qui vise à soutenir le développement d’une agriculture durablement productive dans un cadre harmonieux où l’homme et la nature partagent en symbiose leurs ressources. Le concept est basé sur la création de périmètres bocagers dans un régime de co-propriété coutumière comprenant les parcelles privées appartenant à des agriculteurs et de commun accord gérés par une association bénéficiaire. « La ferme pilote a été aménagée en 1998 et couvre une superficie de cent hectares appartenant à vingt-trois familles d’agriculture du village de Guié. Chaque famille possède un lot de 6 champs avec comme dimensions 160m de long sur 40m de large pour chaque champ », a indiqué le directeur de la ferme pilote Saïdou Kaboré. Dans ce domaine, plusieurs techniques agricoles à l’instar de la pratique du zaï, la jachère, le sarclage localisé et le tallage, sont associées pour accroitre la productivité. « Nous aménageons également des routes rurales boisées et des retenues collinaires dans l’objectif de bien structurer les paysages ruraux et infiltrer massivement les eaux pluviales vers les nappes phréatiques », affirme Benjamin Kaboré, animateur au niveau de la ferme pilote. Le résultat est un environnement restauré où l’agriculture n’est plus synonyme d’érosion, où l’élevage n’est plus synonyme de surpâturage et ou les arbres et les arbustes sont harmonieusement intégrés à l’environnement.

A Guiè, dans la commune de Dapélogo, l’Association Inter-villages Zoramb Naagtaaba (AZN) a développé la technique du bocage

L’AZN dispose aussi d’une pépinière qui produit des plantes locales et exotiques pour la confection des haies vives, des routes rurales boisées, la commercialisation et également pour l’accompagnement des agriculteurs. A l’autre bout de la ferme, Mariam Sampebgo et ses camarades mettent en sachet de la terre savamment préparée pour la production de pépinières. La responsable de la pépinière affirme que « 80% des plants que nous produisons dans la pépinière sont locaux. En ce qui concerne la commercialisation des plantes nous avons fixé des prix forfaitaires juste pour nous permettre d’acquérir des graines exotiques comme le corossol, le fruit de la passion… Nous formons également des apprentis qui séjournent sur le site pour une période de six mois ». Depuis 1990, la ferme pilote de Guiè a accueilli de façon informelle de nombreux jeunes qui s’y sont formés dans les domaines des pépinières, de l’élevage, de l’agriculture durable, de l’aménagement et de l’entretien d’espace rural.
Convaincus que la lutte contre la dégradation des sols n’est possible qu’avec le concours des filles et des fils de la localité, les premiers responsables de l’association ont créé en janvier 2008 un Centre de formation des aménageurs ruraux de Guié (CFAR) pour impliquer les jeunes de la localité dans la protection de l’environnement et la gestion durable des terres.   La formation est ouverte aux jeunes garçons et filles motivés pour la lutte contre la désertification et désirant se former et exercer dans ce domaine d’activités. L’objectif de ce centre est de donner les connaissances et le savoir-faire nécessaire sur l’aménagement du bocage dans l’espace rural sahélien, afin de permettre aux jeunes de s’insérer activement dans des actions de développement agro-sylvo-pastorales. Ce centre qui se veut être un foyer d’apprentissage, allie théorie et pratique à travers un contenu de formation novateur. « Nos apprenants reçoivent une formation qui s’articule autour de l’étude et l’aménagement bocager des zones dégradées, l’étude et la réalisation de chemins ruraux, l’étude et la réalisation de boulis, l’agroécologie, l’élevage écologique, la pépinière forestière et le reboisement, l’artisanat rural, la menuiserie, l’électricité, la mécanique et la maçonnerie », renchérit, Yacouba Ouédraogo, le directeur de l’école de bocage.

Dans le centre, les élèves apprennent plusieurs techniques agricoles

Cette formation, sanctionnée par une attestation de formation en aménagement rural, se déroule en internat sur une période de trois ans dont huit mois de stage dans d’autres fermes partenaires. Depuis sa formalisation en 2008, le CFAR a formé à travers 8 promotions 82 personnes, 57 d’entre elles, sont actuellement employées dans des fermes. Dans la région du Plateau central, l’initiative de la grande muraille est pilotée par la Direction régionale de l’environnement. Louis Ouédraogo, directeur régional de l’environnement du Plateau central, est formel. Pour lui, il est primordial d’inverser les tendances de la dégradation des ressources naturelles pour gagner le combat de la reforestation pour l’atteinte de la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté. « Il faut freiner la dégradation et la désertification par la vulgarisation des bonnes pratiques de gestion durable des terres. Il n’y plus de négociation, il faut inciter les populations à un changement de mentalités et à emboîter le pas de Yacouba Sawadogo », a-t-il martelé. Les autorités régionales et communales, elles, reconnaissent et saluent le mérite de ces acteurs pour restaurer les terres dans la région. Elles promettent renforcer leurs actions en faveur de la récupération des terres.

Zoom sur l’Initiative de la grande muraille verte

L’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) est née en 2005 à l’occasion de la 7e session des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats sahélo-sahariens qui s’est tenue à Ouagadougou. A l’origine, il s’agissait d’ériger une barrière d’arbres longue de 7000 km environ sur une largeur de 15 km allant de Dakar à Djibouti. Désormais, cette idée a évolué. Il s’agit maintenant pour chaque pays, au lieu que d’ériger un mur de végétation, de conceptualiser plutôt l’Initiative en fonction de ses réalités. Depuis son lancement, le Burkina Faso a adhéré à cette Initiative car « la dégradation des terres touche 34% du territoire national soit 9 234 500 ha. Une progression estimée à environ 105 000 à 250 000 ha par an ces 10 dernières années ». Plusieurs techniques sont mises en œuvres pour inverser la tendance. Le Burkina a décidé de mettre l’accent sur la récupération des terres dégradées à travers la technique du zaï, des cordons pierreux et autres.

Le coordonnateur de l’IGMVSS, Adama Doulcom

Pour ce faire, l’IGMVSS collabore avec des ONG, des collectivités, les populations et des associations qui ont pour cheval de bataille la récupération des terres dégradées et le reverdissement du Burkina.

« Nous avons l’obligation de suivre ce processus car il n’y a pas un retour en arrière »

Au Burkina, l’Initiative intervient prioritairement dans les régions du Sahel, du Nord, du Centre-nord, du Plateau central et de l’Est à travers des actions curatives. Elle intervient également dans des zones affectées dans les autres régions par des poches de dégradation des terres à travers des actions préventives pour éviter une dégradation prononcée des terres. En clair, l’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) se veut une réponse politique forte aux graves défis posés par la désertification, la dégradation des terres, la perte de la biodiversité ainsi que le changement climatique dans la bande sahélo-saharienne. En outre, l’Initiative vise à augmenter durablement la production agrosylvopastorale pour permettre la résilience des exploitants familiaux face aux changements climatiques dans le cadre de l’IGMVSS pour 50 000 ménages dans 4 régions du Burkina. Pour réussir sa mission, l’IGMVSS s’est dotée d’un Plan d’actions. « A l’intérieur de l’initiative, il y a des projets qui sont mis en œuvre : projet renforcement de capacité, projet action contre la désertification, le projet fleuve, etc… », a précisé Adama Doulcom, coordonnateur de l’IGMVSS. Sur le terrain, la structure a commencé ses actions en 2014. Et de cette date à aujourd’hui, les résultats forcent l’admiration. « Nous avons plus de 18 000 hectares de terre déjà traitées », a déclaré Adama Doulcom qui indique que le processus de récupération des terres est toujours en cours. « La récupération des terres n’est pas ponctuelle. Une terre récupérée est une terre qui a retrouvé sa plénitude en terme de production et de productivité. Nous avons l’obligation de suivre ce processus car il n’y a pas un retour en arrière », a fait savoir le coordonnateur de l’IGMVSS qui est convaincu qu’il est possible de récupérer les terres qui n’étaient pas dans le système de production et de reverdir le Sahel.

Par Daouda KINDA

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