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Burkina: les acteurs du pastoralisme se concertent pour coordonner les actions

Le Burkina Faso, comme la majorité des pays sahéliens, fait face à une réduction et une dégradation continue des ressources naturelles, sous les effets conjugués de la croissance démographique, des activités agro-sylvo-pastorales, des changements climatiques et des mouvements migratoires des populations et du cheptel.
La compétition est de plus en plus rude entre les différents utilisateurs des ressources naturelles et se traduit parfois par des conflits graves.
Dans le contexte du Burkina Faso, les éleveurs constituent le groupe défavorisé dans cette compétition, car n’étant pas le plus souvent des propriétaires terriens. La dernière décennie a été marquée en Afrique par de nets progrès dans la reconnaissance du pastoralisme en tant qu’activité caractérisée par des spécificités sociales, économiques et culturelles. En effet, selon la loi n°034-2002/AN du 14 novembre 2002 portant Loi d’orientation relative au pastoralisme (LORP), « le pastoralisme est toute activité d’élevage consistant à assurer l’alimentation et l’abreuvement des animaux par l’exploitation directe des ressources naturelles sur des espaces déterminés et impliquant la mobilité ». C’est dire que notre élevage est fortement pastoral. La réalité du terrain montre la présence de nombreux acteurs intervenant dans le domaine, essentiellement des organisations de la société civile, des organisations sous-régionales et des organisations de producteurs, le tout aux cotés de l’état. Si cet engouement est plutôt perçu comme un fait encourageant pour le pastoralisme, il n’en demeure pas moins que la multiplicité des actions d’intervention n’est pas toujours capitalisée par le ministère des ressources animales et halieutiques dont le Programme Budgétaire 081 « sécurisation et gestion durable des ressources pastorale » en est le bras institutionnel en la matière.

Les participants à l’atelier

C’est pourquoi cette concertation nationale s’imposait entre acteurs institutionnels et l’ensemble des autres intervenants sans occulter les pasteurs eux-mêmes. L’objectif global de la concertation est de renforcer la collaboration entre le Ministère des ressources animales et halieutiques et les autres acteurs intervenant dans le pastoralisme et mieux organiser les activités dans le domaine.
Présent à la cérémonie d’ouverture de ladite concertation, le ministre des ressources animales et halieutiques, Sommanogo Koutou, tout en saluant l’action des ONG, a souhaité que cette rencontre nationale permette de « définir un mécanisme de collaboration permettant au Ministère des ressources animales et halieutiques de capitaliser les résultats des interventions de ses partenaires, en vue d’établir des synergies d’actions ».
DCPM/MRAH

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