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Niger: la culture de « l’oignon feuille » dans la région de Zinder

Dans les statistiques des productions maraichères du Niger, dans chaque région il est mentionné l’oignon, sauf dans la région de Zinder où l’on trouve l’appellation « oignon feuilles ». Mais pour quelle raison ? 

La mare de Falki est entourée par 300 ha de culture maraichères. La récolte des oignons a commencé en cette fin janvier. Ici les oignons sont récoltés avant que les feuilles aient commencé à sécher, donc encore vertes. A la récolte les producteurs coupent les feuilles immédiatement. Des centaines des femmes, par groupes d’une dizaine, venues de plusieurs villages, sillonnent chaque jour les parcelles en cours de récolte pour acheter les feuilles vertes d’oignons (gan-gnan albassa en Haoussa). Le tas est acheté à 200 F.CFA ou le sac de taille 100 kg à 750 F.CFA
Un producteur peut vendre plus de 6 sacs par jour, tandis qu’une femme peut acheter plus de 10 sacs en fonction de la disponibilité parce qu’il faut être tôt pour avoir une bonne quantité. Ces feuilles sont ensuite vendues dans les villages pour préparer les sauces ou certains plats (dembou, kopto, waké, salade…). Pour les femmes, les feuilles d’oignons aromatisent parfaitement toutes sortes de plats.
La CRA de Zinder a élaboré une Fiche technico-économique sur cette production d’oignon feuilles. Sur un demi hectare, il est possible d’obtenir 300 sacs de feuilles d’oignons pour un revenu de 225 000 F.CFA. Les producteurs vendent les oignons et les feuilles, c’est pourquoi la production est dénommée « oignon feuilles ».
Avec cette pratique, le bulbe d’oignon est récolté avant sa maturité complète et il n’est pas adapté au stockage, il doit être vendue immédiatement. Comme la récolte est précoce, les prix sont encore à un bon niveau.

Cheik Ahmadou Bello / Chambre Régionale d’Agriculture de Zinder.

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