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Lutte anti-braconnage et sécurisation des aires protégées: 2 conventions pour renforcer les synergies d’actions

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à la gestion durable et participative des espaces forestiers du bassin de Mékrou au Burkina Faso (FOMEK), il a été procédé le mardi 14 juillet 2020 à Ouagadougou, à la signature deux conventions tripartites entre le Corps des Eaux et Forêts, l’Armée de Terre et un consortium d’ONGs constitué de wild Foundation, Chengeta Wildlife et Anges Gardiens de la Nature. Elles visent la mise en œuvre d’une unité mixte opérationnelle de lutte anti-braconnage en milieu forestier et l’application opérationnelle de fonctionnement de la brigade mixte de lutte anti-braconnage. 

La signature de ces conventions a été matérialisé par le Chef d’Etat major de l’Armée de Terre le colonel Gilles Bationo, le Directeur Général des Eaux et Forêts Lamoussa HEBIE et le représentant du Consortium des ONGs, Benjamin BASSONO. Le projet FOMEK est financé par l’Union Européenne pour un montant d’un milliard de francs CFA. Il permettra de renforcer les synergies d’action entre les Forces de Défense et de Sécurité et d’apporter des réponses appropriées aux problématiques majeures de gestion durable des aires protégées. Pour le représentant du Consortium des ONGs, Benjamin BASSONO, l’objectif global de ce projet est d’accroître la résilience et la cohésion sociale des populations riveraines des aires protégées afin d’apporter une meilleure stabilité propice au développement. « Grâce à ces conventions, le consortium et ses partenaires techniques et financiers développera de nombreux programmes pour l’amélioration des conditions de vie de nos populations et particulièrement le développement des activités génératrice des revenus ainsi que la réalisation d’infrastructures ».
Quant au Ministre Batio BASSIERE, il a affirmé que malgré les efforts consentis par les différents acteurs, la gestion durable du complexe des aires protégées W-Arly-Pendjari (WAP) est compromise entre autres par la recrudescence des pressions anthropiques notamment le braconnage, l’exploitation frauduleuse du bois, le pâturage et le paquage illégal du bétail domestique, les feux de brousse, l’orpaillage et la pêche illégale. A ces préoccupations classiques s’ajoutent la situation d’insécurité marquée par la fréquentation voire l’occupation des aires protégées par des individus armés non identifiés, les attaques terroristes, la destruction des infrastructures de gestion en place comme les postes forestiers et les campements touristiques .
Le projet d’appui à la gestion durable et participative des espaces forestiers du bassin de Mékrou au Burkina Faso (FOMEK) est donc une opportunité pour vaincre les maux qui minent la gestion durable du complexe WAP.
Tout en remerciant les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement, le Ministre a formulé le vœu que la mise en œuvre du projet d’appui à la gestion durable et participative des espaces forestiers du bassin de Mékrou au Burkina Faso puisse contribuer à apporter de véritables solutions aux problématiques de gestion durable des aires protégées du complexe WAP.
En rappel, le Burkina Faso dispose d’un réseau d’espaces de conservation constitué de 76 aires protégées couvrant une superficie estimée à plus de 3,9 millions d’hectares. Ces aires protégées constituent le principal réservoir de diversité biologique et jouent un rôle important pour le maintien de l’équilibre écologique. Elles sont également des pôles de concentration des activités socioéconomique. Le complexe des aires protégées du W-Arly-Pendjari (WAP) situé dans la région de l’Est représente 40% de la superficie totale des aires protégées du Burkina Faso. Il est constitué de deux (02) parcs nationaux notamment le parc national du W et le parc national d’Arly et de onze (11) zones de chasse concédées à des opérateurs privées.

Source : DCPM MEEVCC

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