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Pastoralisme et transhumance: les enjeux au cœur d’un atelier technique à Fada N’gourma

A l’instar des autres secteurs économiques, celui de l’élevage a connu de profondes mutations non seulement dans les pratiques mais aussi dans les zones géographiques.

Du point de vue des zones d’élevage, la bande sahélienne qui était réputée zone d’élevage est en train d’être rattrapée par les pays côtiers.
À cette adaptation côtière, s’ajoute la transhumance des pasteurs à la recherche d’espaces probants pour le cheptel.

Il faut entendre par transhumance, « un déplacement organisé de nature saisonnière et cyclique des troupeaux à la recherche d’eau,de pâturages et/ou de cures salées » (Loi d’orientation sur le pastoralisme).
La transhumance est donc une composante du pastoralisme qui, lui, est le système d’élevage par excellence dans nos pays sahéliens et implique trois éléments fondamentaux : la ressource naturelle (pâturage et eau), l’éleveur ou pasteur ou agropasteur et le troupeau.

La pression démographique, le changement climatique, la raréfaction des ressources naturelles et les activités champêtres imposent tout naturellement aux éleveurs de nouveaux modes de vie.
C’est pourquoi le pastoralisme et la mobilité du bétail répondent aux impératifs alimentaires et sanitaires du cheptel.

Toutefois, des difficultés majeures sont apparues ces dernières années liées principalement à la question sécuritaire, à la fermeture des frontières béninoises pour les transhumants burkinabè et la fermeture des frontières pour cause de la maladie du covid-19.
Un tel tableau est source de conséquences désastreuses pour les éleveurs qui risquent la perte de leurs moyens d’existence.
Cette situation déplorable entraîne inéluctablement des conflits qu’il faut pourtant prévenir sinon gérer.

L’unique alternative, c’est de travailler à faciliter un retour apaisé des transhumants et une partie importante de notre patrimoine national au pays.
Une telle initiative ne peut se concrétiser qu’en présence des acteurs de la transhumance : organisations d’éleveurs et de la société civile agissant dans le secteur, forces de défense et de la sécurité, spécialistes de la transhumance, ministère des ressources animales et halieutiques, autorités administratives.

C’est la prouesse réussie par le Réseau de Communication sur le Pastoralisme (RECOPA), en collaboration avec le département de l’élevage, qui tient un atelier du 18 au 19 août 2020 à Fada N’gourma.
Ledit atelier a été présidé par le Gouverneur de la région de l’Est, Colonel Toussaint Sanou qui avait à ses côtés, le Président du conseil régional de l’Est,Paripougni Lompo et le Directeur régional des ressources animales et halieutiques de l’Est, Hamidou Zoungrana.

Entre plusieurs Communications sur les enjeux du Pastoralisme et le commerce du bétail,la transhumance nationale et transfrontalière, la situation des espaces, infrastructures et couloirs pastoraux, la situation actuelle de l’élevage dans un contexte d’insécurité et de covid-19, le dispositif d’accompagnement pour faciliter le retour des transhumants devrait être élaboré à l’issue de cette concertation régionale.
DCPM/MRAH

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