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Harouna Kaboré, ministre :« Le Burkina Faso fera partie des pays industrialisés à l’horizon 2023 »

Le Burkina Faso fera partie des pays industrialisés à l’horizon 2023, a déclaré, ce lundi 7 septembre 2020, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat. 

Harouna Kaboré fonde sa conviction sur les acquis engrangés et les nombreuses perspectives en la matière par son département depuis sa nomination, fin janvier 2018. Le ministre s’exprimait à l’occasion d’un déjeuner de presse qu’il a offert ce lundi pour rendre compte de l’ensemble de ses actions depuis sa nomination et les perspectives qui se dessinent sur les sentiers déjà tracés. Au nombre des résultats engrangés, peut-on retenir, entre autres, la création et la restructuration d’unités industrielles intervenant dans les filières de la tomate, la relance de Faso Fani, la réalisation d’une unité de production de chaux, de raffinage de l’or et de traitement du charbon fin, la réalisation de 3 abattoirs, la relance de la limonaderie de BRAFASO, la réalisation de l’usine d’égrenage de coton biologique de Koudougou, la construction en cours de deux usines d’égrenage de coton à Tenkodogo et Ouargaye ainsi que le lancement du projet A STAR textile Burkina Faso… « Pour soutenir la volonté affichée par le gouvernement pour accroître le niveau de valorisation des produits locaux, plusieurs actions ont été menées parmi lesquelles l’élaboration du programme une région-une unité industrielle, avec pour objectif de promouvoir l’installation d’unités de transformation des matières premières prenant en compte les potentialités agro-sylvo-pastorales de chaque région », a expliqué le ministre. Dans la même dynamique, le ministre Kaboré rappelle que des actions ont été entreprises pour relever des entreprises faisant face ces dernières années à de multiples difficultés d’écoulement de leurs produits. Des difficultés qui, faut-il le rappeler, ont engendré des crises de mévente en 2018 notamment pour les secteurs du sucre, des huiles alimentaires et de la pneumatique.

Le ministre Kaboré a dressé le bilan de ses actions depuis sa nomination en janvier 2018

A ce sujet, le ministre a indiqué que des mesures réglementaires et des actions ont été prises pour lutter contre la concurrence déloyale et réguler les importations à l’effet de soulager les entreprises confrontées à des difficultés de méventes. Le département n charge de l’industrie a, par ailleurs, apporté des innovations dans le nouveau code des investissements en vue d’offrir des avantages fiscaux et douaniers aussi bien en phase d’investissement qu’en phase d’exploitation. Ces innovations ont permis au Burkina, aux dires du ministre Kaboré, de faire un bond qualitatif dans l’investissement privé à partir de 2018 avec une valeur estimée à 943,5 milliards alors qu’il avait connu une baisse entre 2016 et 2017, passant de 878,2 milliards à 858,8 milliards. Concernant les investissements directs étrangers (IDE), les flux nets sont passés de 201,6 milliards de FCFA en 2016 à -4,5 milliards FCFA en 2017 avant de rebondir à 111,5 milliards en 2018, puis à 112,1 milliards de FCFA en 2019. « Si nous arrivons à maintenir la dynamique, il n’y a pas de raison qu’on ne fasse pas partie des pays industrialisés en 2023.  Je n’ai jamais dit qu’on sera le premier pays industrialisé.Mais nous allons compter dans la liste  des pays industrialisés en 2023 si on maintient le cap, le rythme pour transformer nos matières premières à hauteur de 25%.Et ce n’est pas sorcier » a insisté Harouna Kaboré.

  • De nombreuses perspectives…

 En tout cas, les perspectives en disent long sur la détermination du département en charge de l’industrie à relever le défi. Harouna Kaboré et ses collaborateurs entendent s’investir davantage dans l’appui à l’implantation de nouvelles unités de transformation des matières premières locales dans le lait, la tomate, la pomme de terre, les oignons, la production d’aliments pour bétail, volaille et poisson, la fabrication d’équipements de production d’énergie solaire, l’enlèvement et le traitement des ordures. Le ministère compte, en sus, poursuivre la restructuration des entreprises en difficultés, achever la construction des infrastructures de l’incubateur de pépinière et d’hôtel d’entreprises, relancer de grandes unités industrielles en souffrance notamment STFL, BRAFASO, FASOTEX, l’abattoir frigorifique de Ouagadougou de Ouaga et BOBO. Au tableau des perspectives également, peut-on ajouter, l’appui à l’installation de 26 unités autonomes de transformation de matières premières locales et la construction de l’unité pilote de transformation de l’anacarde.

Par Daouda KINDA

 

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