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Journée mondiale du cœur: Sensibiliser sur les risques des maladies cardiovasculaires

A l’image de la communauté internationale, le Burkina Faso célèbre, le 29 septembre, la Journée mondiale du Cœur. A cette occasion, la société de cardiologie du Burkina (SOCARB) mène une série d’activités en vue de sensibiliser aux risques et dangers liés aux maladies cardiovasculaires, avec un accent particulier sur l’hypertension artérielle et sa prévention. Le lancement des activités s’est tenu, lundi 28 septembre 2020 à Ouagadougou.

Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Le rapport précise qu’« il meurt chaque année plus de personnes en raison de maladies cardio-vasculaires que de toute autre cause ». Ainsi, on estime à 17,7 millions le nombre de décès imputables aux maladies cardio-vasculaires par an, soit 31% de la mortalité mondiale totale. En comparaison, le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose combinés tuent 3 millions de personnes. Et si les tendances actuelles ne sont pas traitées de toute urgence, a prévenu Chantal Kambiré, représentant de la représentante résidente de l’OMS, les mortalités dues aux maladies cardiovasculaires pourraient atteindre 22,2 millions d’ici 2030. Au Burkina Faso, selon des spécialistes, les affections cardio-vasculaires sont très fréquentes et constituent une des trois premières causes d’évacuation sanitaire. « Environ 1,5 million de personnes sont atteintes d’une maladie cardiaque ou présentent un risque élevé de celle-ci », a déclaré le professeur Ag Yaméogo N. Valentin, secrétaire général de la SOCARB, précisant qu’il s’agit d’un problème majeur de santé publique. Face à cette situation, le professeur Ag Yaméogo N. Valentin interpelle sur la nécessité d’une action synergique, urgente, efficace et efficiente de la part de tous les organismes et organes en charge de la santé. Cette édition de la Journée mondiale du cœur est célébrée sous le thème : « utilise le cœur pour sauver ton cœur ». « Cette journée mondiale du cœur est une réponse concrète à la nécessité d’informer les populations que les maladies cardiaques et les accidents cérébraux vasculaires sont la principale cause de décès dans le monde », a-t-il fait savoir.

Photo de famille

Au plan national, la société de cardiologie du Burkina (SOCARB) a décidé de marquer la journée mondiale du cœur 2020 par une série d’activités en vue de renforcer les connaissances et pratiques des populations sur les facteurs de risque cardio-vasculaire, avec un accent particulier sur l’hypertension artérielle et sa prévention. L’objectif étant d’améliorer les connaissances et pratiques des populations sur les facteurs de risques cardio-vasculaires et leur prévention. Elle devra, par ailleurs, offrir l’occasion de faire un plaidoyer auprès des décideurs politiques pour le renforcement de la lutte contre les maladies non transmissibles en général, et celles cardio-vasculaires en particulier. « Les maladies cardiovasculaires n’épargnent personne, et aucune population n’est à l’abri de celles-ci », a martelé le secrétaire général de la SOCARB, insistant sur la nécessité de s’engager réellement dans une politique de prévention pour lutter contre les multiples facteurs de risque. Car, a-t-il fait savoir, soigner le cœur relève sans doute de la compétence des spécialistes, mais empêcher que le cœur soit malade est un devoir impératif de tous. En tout cas, le docteur Isaïe Méda, conseiller technique du ministre de la Santé, a assuré que les maladies cardiovasculaires font partie des priorités du département en charge de la santé qui a même créé une direction en charge des maladies non transmissibles. « Le ministère de la Santé encourage la célébration de cette journée qui constitue une opportunité pour rappeler aux gens que leur style de vie est en grande partie responsable de leur état de santé », a-t-il souligné. Et d’inviter la population à jouer son rôle dans l’apprentissage des gestes qui sauvent : mesurer sa pression artérielle, dépister le diabète ou une dyslipidémie, se faire accompagner pour l’arrêt du tabac, contrôler la prise de poids, avoir une activité physique régulière et une alimentation équilibrée, savoir pratiquer le massage cardiaque. Au Burkina Faso, dans le cadre de l’initiative mondiale HEARTS lancée en septembre 2016, l’OMS s’est engagée à accompagner le ministère de la Santé et les acteurs clés que sont la SOCARB et la société burkinabè de médecine interne pour la promotion de la prévention et de la prise en charge de l’hypertension artérielle et du diabète au niveau des formations sanitaires les plus périphériques. « Grâce à cet appui, nous espérons que le Burkina Faso pourra trouver le moyen d’améliorer la prévention primaire, secondaire, la lutte contre l’hypertension artérielle et le diabète et renforcer son système de santé primaire à pouvoir faire face aux maladies chroniques non transmissibles », a déclaré Chantal Kambiré, représentant de la représentante résidente de l’OMS. Cette journée devrait permettre à la SOCARB de dépister l’hypertension artérielle chez 500 personnes en 4 jours ; de former le personnel de santé de première ligne à la prise en charge de l’hypertension artérielle, de participer à des émissions radio et télé, d’animer des stands et des webinaires.

Par Daouda KINDA et Jessica KABORE (stagiaire)

Ph: Bidima

 

 

 

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