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Encadrement de la transhumance intérieure et transfrontalière: le comité national examine les principales contraintes

À l’endroit des profanes, la transhumance se définit comme un mouvement organisé des troupeaux d’animaux d’un point A vers un point B pour les besoins alimentaires et en eau des animaux. Elle est intérieure ou nationale et extérieure ou transfrontalière. Elle est également un aspect du pastoralisme qui est notre système d’élevage en général.

Cette mobilité du bétail constitue, selon le secrétaire général du ministère des ressources animales et halieutiques, Dr Charles Luanga Ouédraogo, « une composante stratégique très importante de la production animale et de la commercialisation du bétail en Afrique de l’ouest et spécifiquement au Burkina Faso.

Les participants

Malheureusement, autrefois perçue comme un facteur de cohésion et d’enrichissement des peuples, la transhumance est devenue ces dernières années source de conflits.

Cette situation s’explique par la démographie galopante, les changements climatiques, l’accès aux ressources, les difficultés sécuritaires et les entraves socioéconomiques, foi de Mme Aissatou Guissé, Chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Burkina Faso.

De nombreux incidents surviennent ainsi fréquemment lors des mouvements du bétail non seulement dans les zones de transit mais aussi et surtout dans les zones d’accueil.

Il y’a nécessité de dialogue et d’examen des principales difficultés à une transhumance pacifique et réglementée.

Le secrétaire général du ministère des ressources animales et halieutiques, Dr Charles Luanga Ouédraogo

Pour ce faire, le comité national de la transhumance, dans le cadre du projet  » Promotion d’une transhumance pacifique dans la région du Liptako-Gourma », se réunit à Ouagadougou ce jeudi 05 novembre 2020 pour ébaucher les solutions idoines.

Il s’agira d’une part de mettre en place ou de renforcer les mécanismes permettant de prévenir la survenue des conflits rattachés au pastoralisme et à la transhumance transfrontalière et de sécuriser les espaces pastoraux et d’autre part d’analyser la fonctionnalité du comité et d’explorer les mesures pour sa dynamisation.

Financée par l’OIM, cette session a connu à son ouverture officielle la présence du Secrétaire général du MRAH, de la Chef de mission de l’OIM au Burkina, du vice-président de la confédération paysanne du Faso, Seydou Ouédraogo, de représentants de plusieurs départements ministériels et de bien d’autres acteurs du pastoralisme au Burkina Faso.

DCPM/MRAH

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