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Nouvelle année 2021: les vœux du président de l’UNPSB, Inoussa Ouédraogo

 A l’orée de la nouvelle année 2021, le président de l’Union nationale des producteurs semenciers du Burkina (UNPSB), Inoussa Ouédraogo, nous a accordé un entretien ce mercredi 30 décembre 2020. Outre ses vœux,  le bilan des activités et les perspectives ont été passés en revue. Lisez plutôt !

En 2020, l’Union nationale des producteurs semenciers du Burkina (UNPSB) était engagée sur plusieurs fronts. Quel est le bilan que vous dressez de vos activités au cours d cette année ? 

En année 2020, l’Union nationale des producteurs semenciers du Burkina a pu, en dépit, de la situation sécuritaire et sanitaire engranger un certain nombre d’acquis parmi lesquels on peut citer, entre autres, la mise en place effective de nos sites d’exploitation. Malgré l’installation tardive des pluies, nous avons pu exploiter nos champs. Actuellement, nous sommes à la récolte et au conditionnement. Donc, au vu de ce que nous avons pu constater sur le terrain, nous pouvons, d’ores et déjà, dire que les résulats sont assez satisfaisants par rapport à nos prévisions. On avait, en termes de prévisions, 20.000 tonnes. Nous n’avons pas encore fini et nous pensons que nous ne sommes pas loin de cet objectif. 

Nous avons pu également, au cours de cette année, renforcer les capacités de nos membres en termes de mécanisation agricole. Nous avons pu dans un contrat de 3 ans avec le ministère de l’agriculture à travers la SONAGESS acquérir 90 tracteurs que nous avons mis à la disposition de nos producteurs dans les différentes régions. Au titre des acquis, on peut noter également l’acquisition de 150 tricycles au profit de nos producteurs. Nous avons aussi eu droit à un crédit avec un paiement tempéré avec un opérateur de la place au cours de ce mandat. Un autre point essentiel de 2020 est le suivi de la campagne agricole dans toutes les 13 régions avec les autorités. Une caravane de presse a été organisée avec 30 journalistes afin de parcourir cinq régions et de toucher du doigt les réalités que nous vivons sur le terrain. A travers l’accompagnement des différents partenaires, nous avons pu déposer les différentes semences dans les communes dans le cadre de l’exécution de marché avec l’Etat. Aussi, avons-nous pu bénéficier de l’accompagnement d’un certain nombre de partenaires dont la GIZ qui nous a accompagné dans le cadre de la médiatisation et tout ce qui est aspect communication mais également un accompagnement pour le dépôt des semences. Nous avons pu renforcer les capacités de nos différents producteurs avec également un autre partenaire qui a formé 400 producteurs en termes de gestion de l’exploitation. Cela nous a permis donc de répondre à la demande pressante du gouvernement à travers le ministère de l’agriculture dans la mise à disposition des quantités de semences. Il faut rappeler que cette demande répondait d’une part aux exigences de la covid-19 et d’autre part à l’initiative présidentielle qui est de produire un million de tonne de riz. 

Durant cette année, nous avons pu mettre en œuvre le site de formation en mécanisation agricole et un site de recherche paysanne. Nous pensons opérationnaliser ces centres de formation dans les années à venir. Ces centres seront très bénéfiques pour nous parce qu’ils serviront à répondre aux besoins écologiques mais aussi de pôle de recherche.

 Nous déplorons cependant l’ineffectivité de certaines activités comme le salon de semence agricole que nous avons voulu organiser cette année puisque les deux premières éditions ont connu un franc succès. De même, la nuit du semencier qui devrait mettre en exergue les activités semencières n’a pas eu lieu. La situation sanitaire n’a pas permis de réaliser toutes ces activités mais pensons les organiser en 2021 s’il y a amélioration. 

Quelles sont les perspectives pour 2021 ?

En termes de perspectives, nous comptons continuer à mettre l’accent sur la production pour plus de productivité afin d’augmenter les taux d’utilisation des semences améliorées. L’utilisation des semences améliorées s’impose à nous au regard des changements climatiques. Nous voulons également améliorer la qualité de notre production. C’est pour cela que nous avons entrepris et obtenu déjà une nettoyeuse avec un de nos partenaires qui est la GIZ. Ce partenaire nous a accompagné à obtenir six nettoyeuses que nous allons installer dans six régions. Mais nous continuons encore à appeler les bonnes volontés et à nous battre pour avoir les infrastructures que nous allons installer dans toutes les régions pour permettre d’avoir une semence de qualité. C’est vraiment la qualité de notre semence qui fait la référence à travers la sous-région et à l’international. Pour la nouvelle campagne, nous comptons aller au-delà des 20.000 tonnes. 

A l’orée de cette nouvelle année, quels sont vos vœux ?

Notre plus grand vœux demeure la paix et la sécurité sans lesquelles nous ne pouvons pas atteindre nos objectifs. A côté, il y a également la question sanitaire. Nous souhaitons la santé à tout le monde afin de pouvoir mener à bien les différentes activités. Nous souhaitons une pluie abondante parce que notre réussite dépend principalement de la générosité pluviométrique. Pour finir, nous souhaitons la concrétisation de tous les efforts qui ont été entrepris afin de parvenir à résoudre l’insécurité alimentaire au Burkina Faso.  

Interview réalisée par Daouda KINDA

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