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Dr Saidou Ouédraogo, DG de l’AMSV: «2021 sera une année de grands chantiers»

Comme dans la plupart des structures étatiques et privées, la transition de l’année est mise à profit pour dresser le bilan des activités afin d’amorcer la nouvelle année avec une autre dynamique. Ainsi, au cours d’un entretien qu’il nous a accordé, jeudi 31 décembre 2020, le directeur général de l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou (AMVS), Dr Saïdou Ouédraogo a non seulement fait le bilan des activités de sa structure, évoqué les perspectives, mais également formulé ses vœux pour la nouvelle année. Lisez plutôt !

Quel bilan pouvez-vous faire de l’année 2020 ?

L’année 2020 n’a pas été facile. Et ce, pour plusieurs raisons. Nous avons la pandémie de la covid-19 qui a impacté de façon générale le travail. Mais les producteurs de la vallée du Sourou ont fait preuve de résilience. Cette résilience nous a conduit à maintenir le niveau de nos productions notamment avec les céréales, les légumes pour le bien-être des populations. Pour cette année 2020, dans la vallée du Sourou, nous avons enregistré en moyenne 125 000 à 135 000 tonnes, toutes spéculations confondues à savoir le riz, le maïs, la tomate, l’oignon, etc. Et en valeur monétaire, les producteurs ont engrangé environ une vingtaine de milliards de francs CFA . 

Comme résultat, le bilan de l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou en tant qu’établissement public de l’Etat est satisfaisant. Nous avons tenu le 30 décembre notre Conseil d’administration et il est ressorti que nous sommes à un taux d’exécution d’environ 85% au titre de nos programmes d’activité. 

Nous avons fait beaucoup d’effort en vue d’accroitre la production. Chaque année par exemple, nous réhabilitons les périmètres. Au-delà de ces aspects, nos conseillers agricoles encadrent les producteurs en vue d’atteindre de bons rendements. Mais aussi, pour montrer les bonnes pratiques culturales et les méthodes d’utilisation des semences et engrais. 

C’est pourquoi, je profite de votre micro pour féliciter les acteurs qui sont sur le terrain, qui ont accompagné les producteurs pour leur permettre d’avoir de bonnes pratiques et de bons rendements. Il y a aussi un service des aménagements et de l’équipement qui s’occupe de l’eau afin que cette ressource puisse couler à flot dans les périmètres.

  Un autre acte majeur de l’année 2020, c’est la signature d’un décret consacré à la transformation de l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou (AMVS) en établissement public de l’Etat (EPE) à une société d’économie mixte. Cela est une grande avancée dans la mesure où depuis plus de cinq ans le processus était en cours mais c’est véritablement en 2020 qu’on a pu avoir le décret. Cette mutation va nous permettre de changer de donne. Ce qui veut dire que nous devons créer de la richesse, du bénéfice, de la rentabilité au profit des actionnaires parce que le privé va rentrer dans le capital et l’Etat aussi sera dans le capital. Je retiens cette étape comme une victoire importante de l’année écoulée.

Quelles sont les perspectives pour 2021 ?

En 2021, nous allons travailler à consolider nos acquis. D’abord, poursuivre la mise en œuvre de la restructuration notamment la mise en œuvre des organes de gouvernance pour les nouvelles structures et la société d’économie mixte. Il y a naturellement une transition que l’on doit préparer mais cela ne nous empêchera pas d’exercer nos activités régaliennes à savoir accompagner les producteurs, les conseiller, les aider à pouvoir avoir de hauts rendements, réhabiliter nos périmètres etc. L’un de nos grands projets phares est l’aménagement de 2000 hectares à Dangoumana, dans la Kossi. Je peux dire, d’ores et déjà, que les grands chantiers de 2021 ont déjà démarré. Vous le savez, actuellement, dans la vallée du sourou , nous sommes à 6558 hectares aménagés sur un potentiel de 300.000 hectares. En 2021 donc, nous envisageons avec le projet Dangoumana, accroitre la production avec une superficie de 2000 hectares. A cela, s’ajoute un autre projet de la banque mondiale qui, si on peut le dire, est un projet de résilience parce qu’on aura 2500 hectares.2021 sera véritablement une année de grands chantiers tant sur les aménagements que sur le processus de restructuration. Tous ces efforts vont contribuer sans doute à la consécration de la vallée de Sourou en un pôle de croissance, un agropole pour attirer les investisseurs privés .Et on fera de telle sorte que l’on puisse transformer les produits sur place en accompagnant les producteurs afin que le Sourou nourrisse le Burkina Faso.

Quels sont vos vœux de l’année 2021 ?

Je prie Dieu que cette année soit une année de paix parce sans paix et sécurité la production est impossible. Mes vœux les plus absolus sont la paix, la sécurité. Que la quiétude d’antan revienne sur l’ensemble du territoire du Burkina Faso. En plus de cela, je souhaite que cette année soit une année de santé. Et c’est l’occasion pour moi de souhaiter mes vœux, les meilleurs à mes collaborateurs qui m’ont aidé durant cette année afin d’atteinte nos objectifs. Et aussi , aux braves producteurs qui sont au niveau de la vallée du Sourou qui travaillent jour et nuit pour contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Je souhaite que 2021 puisse nous permettre à atteindre nos résultats et aussi l’initiative du Président de la République que d’ici 2021 on puisse produire un million de tonnes de riz au Burkina Faso et la vallée de Sourou est amplement partenaire. Je souhaite que cette année, on puisse dégager beaucoup de superficie pour produire le riz afin de réduire le déséquilibre de la balance commerciale parce que chaque année, on injecte environ 40 milliards de franc cfa pour importer du riz, alors qu’on peut produire et veiller à l’équilibre de la balance commerciale.

Interview réalisée par Serge Ika Ki

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