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Aviculture : Dr Tegwendé Modeste Yerbanga touche du doigt les réalités du CPAVI

Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Tegwendé Modeste Yerbanga a visité ce mardi 19 janvier 2021 le Centre de promotion de l’aviculture villageoise (CPAVI) à Ouagadougou. Objectif, toucher du doigt les réalités du centre afin d’apporter des réponses plus adaptées.

Pour sa première sortie après sa prise de fonction le 15 janvier dernier, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Dr Tegwendé Modeste Yerbanga, a choisi le Centre de promotion de l’aviculture villageoise (CPAVI) de Ouagadougou. Tour à tour, le ministre et sa délégation ont scruté les différents compartiments du Centre notamment le magasin d’aliment pour volaille, les poulaillers, les poussinières, l’abattoir mobile pour volaille d’une capacité de 120 poulets à l’heure et la chambre froide de conservation des vaccins. Selon le ministre Yerbanga, il était de bon ton qu’après sa prise de fonction il s’imprègne des réalités de ce Centre qui est, dit-il, le bras opérationnel de la mise en œuvre de la politique avicole du ministère en charge des ressources animales. Il s’est réjoui du fait que grâce à l’action du CPAVI, le cheptel de la volaille est aujourd’hui constitué à près de 50 millions d’espèces.

L’abattoir mobile pour volaille

En se déplaçant au CPAVI, Dr Tegwendé Modeste Yerbanga est venu aussi encourager les filières qui interviennent  dans l’augmentation de ce cheptel. A la fin de sa visite, le ministre en charge des ressources animales a rassuré les acteurs du CPAVI que son département travaillera à ce que ce centre puisse continuer à fonctionner car il est ressorti que sur 16 antennes régionales prévues il n’y a que 5 qui sont fonctionnelles. « Nous devons travailler avec le gouvernement sur le statut juridique de ce centre afin qu’il soit plus autonome et plus performant », a-t-il indiqué. Hormis le développement de la filière avicole, le ministre a également rassuré que son département mettra aussi l’accent sur l’élevage de façon générale afin d’atteindre l’objectif fixé par le gouvernement en matière de ressources animales et halieutiques.

Les poulaillers

 Créé en 1978, le CPAVI a pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre des actions de développement de l’aviculture traditionnelle sur toute l’étendue du territoire ; d’apporter un appui-conseil au bénéfice des aviculteurs modernes ; d’améliorer l’accessibilité de certains intrants vétérinaires et zootechniques aux aviculteurs modernes. Ses activités s’articulent autour de trois composantes que sont, la santé de la volaille, l’amélioration des conditions d’élevage et la formation vulgarisation. Selon Seydou Ouattara, directeur du CPAVI, le Centre est spécialisé dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies de développement de l’aviculture sur l’étendue du territoire national. Il est amené à concevoir des plans de bâtiment adapté au contexte burkinabè, des plans d’équipement et la production d’aliment pour volaille. « Mais au-delà de la production d’aliment, le centre propose des formules alimentaires adaptés à l’aviculture villageoise », a-t-il laissé entendre.

Le ministre des ressources animales et halieutiques, Dr Tegwendé Modeste Yerbanga

M. Ouattara a, en sus, fait savoir que le centre fait des campagnes de vaccination de volaille contre la maladie de Newcastle et celle de la variole aviaire. Chaque mois, précise-t-il, les équipes du CPAVI parcourent le pays pour faire vacciner les volailles. Cette année, environ 35 millions 400 mille têtes de volaille ont été vaccinés contre la maladie de Newcastle et près de 4 millions de volaille contre la variole aviaire. Le CPAVI a formé à ce jour plus de 1000 techniciens des directions régionales des ressources animales et halieutiques et plus de 7500 vulgarisateurs volontaires villageois (VVV). En outre le CPAVI assure la production et distribution de près de 3000 tonnes d’aliments pour volaille par an.

Par E. Yabré

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