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Technologie du biodigesteur: Immersion sur un site à Saaba

La technologie du biodigesteur n’est pas une nouvelle trouvaille, ni dans le monde ni au Burkina Faso. Déjà en 2010, le Gouvernement du Burkina Faso adoptait le Programme National du Biodigesteur (PNB-BF) sous la tutelle technique du ministère des ressources animales et halieutiques.

Les avantages du dispositif sont énormes : réponse partielle aux fléaux naturels que sont la dégradation continue de l’environnement, la pauvreté, l’insécurité alimentaire, l’insécurité énergétique et la raréfaction des ressources environnementales et croissance démographique, facilitation de l’accès à l’énergie propre pour l’éclairage, la cuisson, la qualité de l’air et de l’hygiène au sein du ménage, accès à un engrais organique de grande qualité pour la production agro-pastorale.

Du reste, l’objectif du PNB-BF est entre autres d’améliorer les conditions de vie, d’accroitre de manière durable les productions agro-pastorales et de lutter contre la pauvreté des ménages ruraux et péri-urbain.

Après deux phases de mise en œuvre dont la dernière a pris fin en mars 2021, le PNB-BF a enregistré 13.480 biodigesteurs construits. Sans atteindre l’ambition de 40.000 biodigesteurs du programme présidentiel, le Burkina Faso reste leader en Afrique de l’Ouest et du Centre, ce qui lui a valu d’abriter le siège de l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre depuis 2018.

Dans l’attente de la phase 3 prévue pour débuter au cours du 1er semestre de 2021, le ministre des ressources animales et halieutiques, Dr Tégwendé Modeste Yerbanga, a choisi d’aller à la rencontre d’un utilisateur du biodigesteur pour apprécier de visu tous les bienfaits de la technologie.

Direction Zakin, une localité de la commune de Saaba dans le Kadiogo, ce lundi 22 mars 2021, premier jour de la semaine, dans la ferme de Monsieur Salfo Sanné, après avoir été briefé par l’équipe du PNB-BF dans leurs bureaux. C’est donc un fermier tout ému de la visite du premier responsable du département qui accueille la délégation. « Pour ma part, si j’avais eu toutes les informations de départ, j’allais demander un biodigesteur avec une plus grande capacité que celle-là », explique Monsieur Sanné, qui ne finit pas d’énumérer les avantages du biodigesteur : assainissement du cadre de vie, utilisation du gaz pour l’éclairage et la cuisson en ces temps d’augmentation du cout du gaz, amélioration de l’alimentation des animaux et de la productivité de la maraiche-culture et de la production céréalière.

A quelques encablures du bitume de Grand Ouaga, c’est une ferme qui intègre tous les paramètres avantageux du biodigesteur qui est donné de voir : biodigesteur installé et fonctionnel depuis novembre 2019, exploitation maraichère, disponibilité de galettes pour animaux à base de l’effluve, étable pour bœufs, habitat pour volaille locale de plusieurs centaines de têtes, le tout dans un espace naturel d’un hectare de superficie.

Le ministre Yerbanga a vivement félicité le couple Sanné pour ce choix stratégique, tout en demandant à l’utilisateur d’être le porte-voix auprès de ses pairs afin que la technologie impacte les habitudes des acteurs du monde rural.

En rappel, la construction d’un biodigesteur de 4 mètres cube (4 m3) requiert la somme de 300.000 FCFA, subventionné à hauteur de 160.000 FCFA par l’État. Pour mieux diffuser la technologie, le PNB-BF a mis en place l’Association des Professionnels du Biogaz et des Énergies Renouvelables (APROBER) constituée de 13 entreprises de construction et une entreprise de fourniture de service. Sur la base du principe de franchise comme base d’intervention sur le marché, une expertise nationale existe et assure la satisfaction des besoins de construction de technologie de biodigesteur.

DCPM/MRAH

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