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Gestion des ressources en eau : des lauriers pour les meilleures productions journalistiques

A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau célébrée le 22 mars de chaque année, le ministère de l’Eau et de l’Assainissement à travers le Secrétariat permanent pour la gestion intégrée des ressources en eau (SP/GIRE) a récompensé les meilleures productions journalistiques sur la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) le lundi 22 mars 2021 à Ouagadougou. Sur 14 œuvres ce sont 3 œuvres qui ont été distinguées par le jury. Il s’agit de l’article du journaliste Noufou Kindo du média en ligne Burkina 24, d’Abdoulaye Balboné du journal Sidwaya qui ont été primées dans la catégorie grand reportage. Pour la catégorie enquête, c’est l’œuvre du journaliste Amidou Traoré du journal l’Evénement qui a été primée.

« Rôle et responsabilité de chaque Burkinabè pour une meilleure protection de nos ressources en eau », c’est sous ce thème interpellateur que s’est tenue la célébration de la Journée mondiale de l’eau célébrée le 22 mars de chaque année. Pour l’occasion, le ministère en charge de l’eau a organisé une série d’activités qui se tiendront du 18 au 26 mars 2021. Au titre de ces activités une cérémonie de récompenses des meilleures productions journalistiques sur la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) a été organisée le lundi 22 mars 2021 à Ouagadougou. Sur 14 œuvres journalistiques, ce sont 3 œuvres qui ont été primées par le jury. Il s’agit de l’article intitulé « Barrage de Poulma, l’eau de tous les espoirs dans le Ganzourgou » publié le 30 décembre 2020 du journaliste Noufou Kindo du média en ligne Burkina 24 et de l’article « Tingréla, quand le sable assèche le lac » paru dans les éditions Sidwaya le 24 décembre 2020 du journaliste Abdoulaye Balboné qui ont été primés dans la catégorie grand reportage. Pour la catégorie enquête, le 3e prix est revenu au journaliste Amidou Traoré du journal l’Evénement pour son article « Taxe sur l’eau : les sociétés minières dans une posture dilatoire ou de mauvaise foi » publié le 25 janvier 2020. Abdoulaye Balboné et Amidou Traoré ont reçu chacun la somme de 550 000 F CFA accompagnée d’une attestation. Quant à Noufou Kindo il a reçu la somme de 500 000 F CFA pour le 2e prix dans la catégorie grand reportage accompagné d’une attestation. Sansan Dongo Kambou, président du jury, a félicité tous les acteurs des médias qui ont bien voulu prendre part à la 1re édition du prix GIRE. Il a fait savoir que ce sont au total 14 œuvres journalistiques provenant de 7 organes de presse qui ont été reçues par le jury. Il n’a pas manqué de faire des recommandations au ministère de l’Eau et de l’Assainissement. Au titre de ces recommandations, il a demandé au ministère d’œuvrer à institutionnaliser le prix GIRE, à intensifier la formation des journalistes dans le domaine de la GIRE et de l’eau, à prendre en compte les langues nationales dans les prochaines éditions du concours et à prendre en compte les différents genres journalistiques. Ousmane Nacro, ministre de l’Eau et de l’Assainissement, a rassuré le président du jury que les recommandations faites seront prises en considération et, le ministère en charge de l’eau s’efforcera pour institutionnaliser le prix GIRE afin de reconnaitre et de magnifier le travail des hommes et des femmes de média. Avec une capacité de stockage estimée à 6 milliards de m3 d’eau, Ousmane Nacro a appelé les Burkinabè à prendre conscience du caractère limité et vulnérable des ressources en eau afin de parvenir à un engagement individuel et collectif pour protéger cette denrée précieuse. « Au Burkina Faso, pays sahélien, un peu plus qu’ailleurs, l’eau est une denrée précieuse. C’est pourquoi, le gouvernement multiplie les efforts pour améliorer l’accès des populations à l’eau pour tous usagers », a-t-il laissé entendre. Aussi, il a rappelé que le Burkina Faso étant caractérisé par une forte variation interannuelle et une mauvaise répartition spatiale, le gouvernement, au cours des deux dernières décennies a abandonné la gestion sectorielle et a opté pour la gestion intégrée des ressources (GIRE). Pour Amidou Traoré, lauréat de la catégorie enquête, c’est après avoir constaté le refus de certains préleveurs d’eau notamment des sociétés minières qui refusaient de payer la taxe sur le prélèvement d’eau qu’il a commencé son enquête. Il a fait savoir que cette enquête l’a pris des années parce qu’à chaque fois qu’il désirait rencontrer les responsables de ces sociétés minières pour avoir leur avis, il était confronté à un refus. « J’ai donc fait l’enquête avec des documents internes aux sociétés minières et le président de la chambre des mines a accepté de m’accorder un entretien à l’issue duquel j’ai pu confirmer mes allégations », a-t-il affirmé. Cependant il a déploré l’indisponibilité des sociétés minières à leur fournir des informations sur leurs activités.

Par Wend-Benodo Edmond YABRE

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