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Demande nationale en produits halieutiques : le Burkina ne produit que 17 %

Le ministère des ressources animales et halieutiques, à travers la direction générale des ressources halieutiques (DGRH) a entrepris la révision du dispositif législatif, institutionnel et règlementaire pour se conformer aux directives communautaires de l’UEMOA, mais également internaliser le transfert de compétences aux collectivités territoriales dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture.

Le présidium

Un atelier national de validation des textes règlementaires régissant la pêche et l’aquaculture au Burkina Faso est donc organisé du 12 au 13 avril 2021 à Ouagadougou, dans la salle de conférence du Conseil burkinabè des chargeurs. 

Cet atelier regroupe une centaine de participants venus des ministères du développement rural, du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, du ministère du commerce, du ministère de l’économie, du ministère de la santé et des institutions et organisations des acteurs. 

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Dr Tegwendé Modeste Yerbanga, ministre des ressources animales et halieutiques, en présence de Hamado Koanda, directeur de Cabinet, de Henri Zerbo, directeur général des ressources halieutiques.

 Dans son discours d’ouverture, le Dr Yerbanga a rappelé que la demande nationale en produits halieutiques s’élevait en 2020 à 176.750 tonnes avec une production nationale estimée à 29.750 tonnes et des importations enregistrées de 147.000 tonnes de produits halieutiques .

Les participants

 Au regard de ces statistiques, a-t-il ajouté, « seulement 17 % de la quantité de produits halieutiques demandés sont produits au niveau national. En 2020, la facture des importations en produits halieutiques s’élevait à 13,12 milliards de FCFA ». 

Le ministre a expliqué que les enjeux les plus importants du sous-secteur des ressources halieutiques au Burkina Faso restent l’accroissement de la production halieutique, afin de réduire l’important déficit et satisfaire la demande en produits halieutiques, la contribution à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que la création d’emplois et de revenus pour les populations. 

Le ministère a entrepris l’élaboration ou la relecture de ces textes pour internaliser les directives de l’UEMOA, prendre en compte le transfert de certaines compétences aux collectivités territoriales afin de disposer pour les acteurs, de textes réglementaires actualisés qui soient opérationnels, adaptés aux réalités du terrain et favorables au développement de la production et de la commercialisation des produits halieutiques au Burkina Faso.

Dr Modeste Yerbanga, ministre des ressources animales et halieutiques

C’est donc sept avant-projets de textes réglementaires comprenant deux décrets et cinq arrêtés qui ont été élaborés par un comité composé d’experts de différents départements ministériels et d’acteurs professionnels de divers maillons des filières halieutiques, d’où le présent atelier de validation.

DCPM/MRAH

*Le titre est de notre Rédaction

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