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Convention de Minamata: un amendement de l’Afrique pour éliminer l’éclairage au mercure

Le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique (MEEVCC) a initié, le jeudi 24 juin 2021, une rencontre d’informations avec les journalistes sur la proposition d’amendement de la région Afrique  visant à éliminer l’éclairage du mercure dans le cadre de la convention de Minamata. Les échanges ont eu lieu dans la salle de conférences dudit ministère, sous la présidence du secrétaire général, Dr Augustin Kaboré.

En 1932 et 1966, le déversement d’environ 40 tonnes de mercure dans la baie de Minamata, dans la préfecture de Kumamoto au Japon a contaminé officiellement 13 000 personnes. Parmi elles, 900 sont décédées tandis que plusieurs milliers d’autres étaient condamnées à vivre avec les séquelles. Ce drame a mis au grand jour les effets néfastes du mercure sur la santé humaine et sur l’environnement, à savoir la perte de motricité, malformations congénitales, enfants mort-nés, handicaps, folie, suicide…Cette situation a suscité une prise de conscience mondiale sur les méfaits du mercure, a indiqué le vice-président de la  4e conférence des parties à la Convention de minamata (COP4), Roger Baro. C’est ainsi que la Convention de Minamata sur le mercure fut adoptée le 10 octobre 2013 à Kumamoto. Le Burkina Faso quant à lui a ratifié ladite convention le 10 avril 2017.

Le vice-président de la COP4 à la Convention de Minamata, Roger Baro

En tant que porteur de la Convention de Minamata, le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique (MEEVCC) entend prendre le taureau par les cornes pour éviter que ce drame n’arrive au Burkina Faso. C’est pourquoi, des actions ont été entreprises notamment dans le domaine de l’orpaillage pour sensibiliser sur les dangers liés à l’utilisation du mercure pour le traitement de l’or, a rappelé le directeur général de la préservation de l’environnement, Désiré Ouédraogo. « Le mercure a des impacts importants sur la santé humaine et sur notre environnement. En tant que pays ayant ratifié cette convention, le Burkina se fait le devoir d’informer les différentes parties à cette convention, de former et de sensibiliser les différents acteurs surtout au niveau national sur les enjeux de cette convention et les défis majeurs qui s’imposent à notre pays », a laissé entendre le secrétaire général du MEEVCC, Dr Augustin Kaboré.

Les journalistes lors de la rencontre

Pour ce faire le Burkina Faso qui occupe le poste de vice-président de la COP4 à travers Roger Baro entend proposer un amendement visant à éliminer les lampes fluorescentes à mercure dans le cadre de la Convention de Minamata lors de la réunion prévue début novembre à Bali en Indonésie. Des journalistes ont justement été informés du contenu de cet amendement et de son impact sur la lutte contre le mercure. « Au-delà de cette proposition d’amendement que je viens de porter à l’intention de la communauté internationale, le ministère de l’environnement, en tant que porteur de cette convention, travaille avec l’ensemble des acteurs pour les sensibiliser sur les dangers du mercure sur la santé humaine et sur l’environnement », a indiqué Dr Augustin Kaboré. Par ailleurs, il a laissé entendre que cette lutte s’inscrivait dans un long processus du fait que les acteurs changent et le niveau de compréhension aussi est sujet à changement. Pour rappel, 131 pays ont ratifié la Convention de Minamata.

Par Bouélé Philippe BATIONO

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