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Handicapé moteur, Somda Santoura est passionné de culture du coton bio

Handicapé moteur, Somda Santoura a vaincu son mal en s’adonnant à la production cotonnière. Véritable passionné de la culture du coton biologique, il ne regrette pas. Zoom sur un cotonculteur « atypique ».

Somda Santoura, la quarantaine, est un cotonculteur bien connu à Dano, dans la région du Sud-Ouest. Depuis 2006, ce handicapé moteur s’est lancé avec son épouse dans la production de l’or blanc. Une activité qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille. Positif et combatif, cet agriculteur en fauteuil roulant ne voit pas en son handicap une fatalité. Au départ les gens n’ont pas cru en moi, dit-il, il a fallu se battre, démontrer que c’était jouable et viable. Fervent défenseur de la production du coton bio, ce père de 3 enfants a emblavé cette année 0,70 hectares. «Mes enfants étant mineurs, les travaux champêtres ne sont exécutés que par ma femme et moi-même », explique celui qui a résolument opté pour la culture du coton bio. «La culture du coton biologique me tient énormément à cœur car elle m’aide beaucoup dans la scolarisation de mes trois enfants et me permet de subvenir aux dépenses familiales. Je ne regrette pas du tout mon choix. Le coût de production de ce coton est relativement à la portée des petits producteurs comme nous autres », lance-t-il. Pour le président de l’UNPCB, ce producteur est un modèle. Malgré son handicap, note Bambou Bihoun, il a décidé de s’adonner aux travaux champêtres, principalement à la culture cotonnière. Le président de l’UNPCB accompagné du Coordonnateur et des autres membres du conseil d’administration, sont allé l’encourager, jeudi 24 juin 2021, dans son exploitation pour les efforts fournis.

Le producteur a reçu la visite d’une forte délégation de l’UNPCB

Pour cette campagne cotonnière 2021-2022, Somda Santoura affirme ne pas rencontrer de grandes difficultés. Toutefois, il a émis le souhait de se voir doter de matériels agricoles pour étendre sa superficie et booster sa production. «Si j’en disposais, cela aurait un impact très positif sur mes rendements», pense-t-il. Compte tenu de son handicap, il souhaite de la part d’éventuels bienfaiteurs l’octroi d’un fauteuil roulant moderne qui lui permettrait d’arpenter avec la plus grande aisance les petites collines de son champ. Produire 600.000 tonnes de coton en 2021, c’est l’objectif que s’est fixé l’Union national des sociétés coopératives des producteurs du coton du Burkina. Bambou Bihoun et ses collaborateurs ont entrepris des visites pour s’imprégner des réalités du terrain mais aussi encourager et soutenir l’ensemble des cotonculteurs du pays qui ont déjà amorcé la saison et qui se sont engagés à faire en sorte que l’or blanc retrouve son blason au Burkina Faso.  

Par Daouda KINDA

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