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Nutrition animale : chercheurs, vulgarisateurs et producteurs en discutent

Le ministère des Ressources animales et halieutiques en collaboration avec le Projet EQUIP de l’Université de Floride organise du 26 au 29 juillet 2021 un atelier de concertation entre chercheurs, vulgarisateurs et producteurs. Cette activité dont l’ouverture a été présidée, lundi 26 juillet 2021 à Ouagadougou, par le ministre Modeste Yerbanga, vise à partager avec les participants les résultats de recherche sur la thématique alimentation et nutrition animale et à contribuer à la formation des techniciens et cadres du MRAH et partenaires sur un logiciel de formulation des rations équilibrées et à moindre coûts pour les petits ruminants développé par le projet EQUIP.

Le ministère des Ressources animales et halieutiques, Modeste Yerbanga

Le Burkina Faso est un pays à vocation agropastorale avec un cheptel numériquement important et varié. C’est une vérité de Lapalisse. En effet, on le sait déjà « le sous-secteur de l’élevage constitue un pilier important de l’économie nationale à côté de l’agriculture et plus récemment, de l’extraction minière. Ce secteur qui occupe près de 80% de la population active et sa contribution au produit intérieur brute (PIB) varie entre 28 et 31% (PNDES, 2016) contribue de façon inestimable à la lutte contre la pauvreté, le chômage, l’insécurité alimentaire et à l’amélioration des productions végétales. Il constitue donc un puissant levier de développement en ce qu’il permet aux ménages, particulièrement les plus vulnérables, d’assurer leurs moyens d’existence et d’accéder à des ressources monétaires substantielles.

Les participants à l’atelier

Cependant, il reste confronté à des difficultés qui limitent son plein essor. Au nombre de ces difficultés figure en bonne place la faiblesse des liens institutionnels entre les instituts de recherche, les services de vulgarisation agricole et les producteurs. C’est dans ce sens qu’un cadre de concertation a été formalisé à travers le Conseil Scientifique et Technique de Vulgarisation des technologies et innovations en productions animales et halieutiques (CSTV) pour la mise en place de meilleures stratégies de diffusion des technologies et innovations. Ce cadre de concertation contribuera, selon le département en charge des ressources animales, à renforcer la liaison recherche-développement (RD) et à créer les conditions d’une participation fructueuse au succès du Système National de Vulgarisation et d’Appui Conseil en Elevage (SNVACE). Selon le ministre en charge des ressources animales, Modeste Yerbanga, le succès de la mise en œuvre de ce système national passe nécessairement par le développement de la liaison entre Recherche -Vulgarisation – Production ; un diagnostic participatif préalable des contraintes de production impliquant les chercheurs, les vulgarisateurs et les bénéficiaires ; la programmation et le suivi évaluation systématiques des activités de vulgarisation, permettant une bonne organisation du travail et une évaluation régulière des performances des services de vulgarisation ; la formation continue et en cascade des agents vulgarisateurs ; la tenue annuelle de sessions de bilans et de programmations avec la participation de la  recherche et la prise en compte des questions liées aux changements climatiques.

Photo de famille

Selon le Ministre Délégué chargé de la Recherche Scientifique et de l’innovation , Dre Maminata TRAORE/COULIBALY, le présent atelier de concertation, organisée en collaboration avec le Projet EQUIP de l’Université de Floride mis en œuvre par le département productions animales de l’INERA,  va permettre de présenter les technologies et innovations développées dans le cadre de ce projet sur la thématique alimentation et nutrition animale ; de discuter des stratégies de diffusion à grande échelle de ces résultats et de proposer une planification de la formation des agents vulgarisateurs sur l’utilisation du logiciel de rationnement des rations équilibrées et à moindre coûts pour les petits ruminants. Le professeur Adesogan Adegbola de l’Université de Floride s’est dit satisfait de l’excellent partenariat entre l’Université et le Burkina. « A mon arrivée au Burkina en 2016, il m’a été rapporté que la plus grande difficulté qui touche le secteur de l’élevage est l’alimentation », a-t-il dit. D’où l’implication de l’Université de Floride à trouver des solutions idoines. D’ailleurs, plusieurs innovations seront présentées au cours de cet atelier qui se tient à Ouagadougou et à Ziniaré.

Par Awa Zoungrana

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