Environnement, Gestion durable des terres

Burkina: Daouda KINDA, lauréat du prix Grande muraille verte en journalisme

La 2e édition du prix de la Grande muraille verte en journalisme pour la promotion de la Gestion durable des terres (GDT) a livré son verdict, le vendredi 6 août 2021. Notre collègue Daouda Kinda, lauréat de la catégorie presse écrite et en ligne a reçu son prix, samedi 7 août 2021, lors de la cérémonie officielle de la Journée nationale de l’arbre (JNA), sous la présidence du Chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré.

PERIMETRES BOCAGERS DANS LA COMMUNE DE PISSILA/SANMATENGA : Le pari gagnant des populations dans la récupération des terres « mortes »… Cet article publié dans notre livraison du jeudi 27 mai 2021 a valu à notre collègue Daouda Kinda le prix Grande muraille verte en journalisme pour la promotion de la Gestion durable des terres (GDT) dans la catégorie presse écrite et en ligne. Il a reçu son prix des mains du ministre en charge de la réconciliation nationale, Zéphirin Diabré. Le prix est doté d’un trophée, d’une attestation d’une enveloppe de 500 000 FCFA. Cette distinction s’inscrit dans la logique de promotion de la gestion des terres durables. Il vise un double objectif : inciter les journalistes à la production de contenus sur la gestion durable des terres mais aussi promouvoir l’excellence et la qualité dans la production journalistique. « Ce prix est pour moi une invite à mieux faire en matière de récupération des terres dégradées », a-t-il indiqué tout en remerciant l’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel pour cette récompense. L’article qui lui a valu ce laurier aborde la question de l’épineuse question de la restauration des terres. Le journaliste fait une immersion dans la commune de Pissila où des paysans, sous la houlette de l’association tenkeega, terre verte en langue mooré, ont engagé un véritable combat contre les terres dégradées qui avancent à grands pas dans ces localités. Armés de pioches, houes, pelles et autres outils, à la seule force de leurs bras, ils se battent au quotidien comme de beaux diables pour re-végétaliser les terres « mortes » et « inutiles » de leurs villages et développer ainsi leurs activités agricoles à travers, le bocage, un concept nouveau d’aménagement rural. Outre la catégorie presse écrite et en ligne, des prix ont été octroyés pour la catégorie radiodiffusion sonore et un prix pour la catégorie radiodiffusion télévisuelle. L’innovation majeure de la 2e édition est l’instauration d’un prix spécial pour le genre. Ce prix selon les organisateurs, vise à encourager les femmes à produire plus sur l’environnement. Autre innovation, l’octroi par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) de 2 prix spéciaux dans les catégories « Mines et carrières » et « Secteur rural ». Pour cette édition, une vingtaine d’œuvres était en compétition. « Cette édition a été très difficile… », a indiqué le journaliste retraité Ahmed Mamadou Koné, président du jury composé de 5 personnes. « Les candidats ont fait preuve d’excellence en produisant des œuvres de qualité », a-t-il renchéri, soulignant que le niveau de cette année était à la hausse. « Je suis satisfait de cette 2e édition », a indiqué pour sa part le coordonnateur de l’IGMVSS, Adama Doulkom qui note qu’en termes de nombre de productions et de qualité des œuvres « il y a eu une nette amélioration ».  « Ce sont des éléments qui nous réconfortent et qui démontrent que nous n’avions pas eu tort d’initier ce prix », a-t-il martelé. Pour cette édition, des recommandations ont été formulées par le jury. « Nous allons continuer dans cette lancée pour non seulement diversifier les catégories, mais aussi associer d’autres partenaires pour donner plus de poids à ce prix », a-t-il assuré. Le coordonnateur de l’IGMVSS a, en définitive, traduit sa reconnaissance aux partenaires qui accompagnent cette initiative, à savoir l’Association pour la Promotion de l’Éducation et de la Formation à l’Étranger (APEFE), la Coopération Belge au Développement et Wallonie Bruxelles International et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à travers l’octroi de 2 prix spéciaux.

Par Awa Ouédraogo

Listes des lauréats :

– PRIX SPECIAL UICN, Catégorie « Mines et carrières », Dimitri OUEDRAOGO de Lefaso.net

– PRIX SPECIAL UICN, Catégorie « Secteur rural », Mahamadi SEBOGO (Editions SIDWAYA)

– PRIX SPECIAL GENRE, Téné Blandine YARO (Radio Burkina)

– CATEGORIE TELEVISION, Abel YERBANGA (BURKINA Info)

– CATEGORIE RADIO, Alfred KANGAMBEGA (Radio Vénégré)

– CATEGORIE PRESSE ECRITE ET EN LIGNE, Daouda KINDA (Le Quotidien)

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*