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Burkina: un « MBI » pour « montrer qu’au Burkina Faso, il y a des cerveaux… »

Du 29 au 31 octobre 2021 se tient sur le site du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), la 1re édition du Marché burkinabè de l’innovation (MBI). L’initiative portée par le Consortium Nouvelle vision pour un développement durable (CNVie) et des associations partenaires a été expliquée, jeudi 23 septembre 2021, au cours d’une conférence de presse.

Promouvoir et vulgariser les innovations des produits et services propres aux secteurs de l’environnement, l’énergie et les énergies renouvelables, l’agriculture, l’élevage, l’eau, l’assainissement et la santé. C’est tout l’objectif du MBI, une foire multisectorielle qui va regrouper 3 jours durant des autorités gouvernementales, des dirigeants d’entreprises, des investisseurs, des présidents d’institutions et des experts. A ce rendez-vous qui se veut innovant, environ 500 participants venus du Burkina et d’autres pays de la sous-région vont échanger à travers des conférences, des panels, des ateliers, des communications, des rencontres B2B, G2G, B2G et des expositions. Placé sous le thème « l’innovation face aux enjeux environnementaux, sanitaires et socio-économiques », le Marché burkinabè de l’innovation devrait permettre, selon Djourmité Nestor Noufé, le Secrétaire permanent du CNVie, non seulement de réunir l’offre et la demande des produits et services innovants des secteurs sus cités, mais aussi aux développeurs des innovations d’accroître leurs portefeuilles de réseaux professionnels, des partenariats et des circuits de distribution des produits et services à travers la création d’un cadre de rencontres. « A travers cette initiative, nous voulons montrer la complémentarité entre les différents secteurs », a indiqué Dimitri Wendpayangdé Tientega, ingénieur énergéticien, par ailleurs chargé de communication du CNVie.

« Montrer qu’au Burkina Faso il y a des cerveaux… »

Pour lui, « Ça sera l’occasion, pour les innovateurs burkinabè de présenter leurs innovations et montrer qu’au Burkina Faso il y a des cerveaux, qu’il y a des résultats concrets et que nous pouvons inspirer les autres pays ». « Il y a des innovations dans ce pays, mais ce n’est pas suffisamment valorisées. Nous allons les mettre en lumière », a complété, Yéro Sawadogo, membre du Consortium.Selon Dr Oscar Gouwendmanegré Zoehinga, il faut impérativement faire recours à la technologie pour booster les secteurs des énergies, de la santé, de l’eau, de l’environnement, de l’agriculture….

Djourmité Nestor Noufé, le Secrétaire permanent du CNVie,

En charge de la formation et de la sensibilisation au sein du CNVie, il a indiqué que « cela permettra à nos pays de faire un bond qualitatif ». « Jusqu’à présent quand on parle de développement, on n’arrive pas à avoir une vision intégrée. Pourtant, cela est nécessaire pour booster notre développement », a poursuivi ce médecin qui cite en exemple le Rwanda où le Centre de transfusion sanguine arrive à livrer des poches de sang grâce à des drones.  Dans le domaine de l’environnement, il y a « beaucoup de choses à présenter », foi de l’environnementaliste Apollinaire Kaboré. « De nos jours, on parle de protection de l’environnement, mais il manque d’actions concrètes qui montrent que nous pouvons protéger notre environnement. A travers cette initiative, il s’agira de montrer que nous pouvons protéger l’environnement à travers nos attitudes et la technologie. Il y aura des formations qui vont permettre aux acteurs de comprendre la nécessité de protéger l’environnement », a-t-il poursuivi. Le Consortium Nouvelle vision pour un développement durable a été créé en 2020 et prône la culture de la complémentarité des compétences dans les initiatives de développement durable. Avec une équipe de 9 membres chapeautée par un Secrétaire permanent, le CNVie s’est fixé pour ambition d’accompagner les gouvernants dans leurs politiques de développement, de susciter un esprit d’initiative et de créativité au niveau des jeunes et des femmes et de faciliter les cadres de concertation et de partage d’expériences en lien avec les approches développées.

Par Daouda KINDA

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