Agriculture

Campagne cotonnière : immersion dans les champs de Drissa Koté, un cotonculteur modèle

La tradition a encore été respectée par l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB). Comme chaque année, en début et fin de campagne cotonnière, une équipe de l’UNPCB fait une visite terrain dans le champ d’un producteur afin de toucher du doigt les réalités auxquelles les cotonculteurs sont confrontés. Cette année, pour cette fin de campagne, c’est le producteur Drissa Koté qui a eu le privilège de voir son champ visité par Bihoun Bambou et ses collaborateurs. C’était le mercredi 29 septembre dernier à Bona, village situé dans la localité de Safané dans la région de la Boucle du Mouhoun. En dépit de quelques difficultés rencontrées, Drissa Koté s’en sort quand même assez bien.

Le mois de septembre est bien connu pour être un mois difficile chez les cotonculteurs burkinabè à cause de la rareté des pluies. Conscient de ce fait, chaque année, l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) multiplie des visites terrain dans les champs des cotonculteurs afin de leur apporter soutien et réconfort. A cet effet, c’est dans le champ du producteur Drissa Koté que la délégation de l’UNPCB a déposé ses valises. Selon le Coordonnateur de l’UNPCB, cette sortie s’inscrit dans une logique de suivi et d’accompagnement des cotonculteurs, mais aussi dans le cadre même des activités courantes de l’UNPCB. « Le parasitisme s’accentue sur cette période, l’idée pour nous, c’est de voir avec les cotonculteurs comment résoudre les difficultés liées au parasitisme et les encourager à poursuivre l’application des itinéraires techniques. C’est donc une obligation pour nous de faire une sortie terrain pour toucher du doigt les réalités qu’ils endurent toujours sur cette période », a indiqué Kalo Millogo, le Coordonnateur de l’UNPCB.C’est un champ d’une superficie totale d’exploitation de 85 ha. La visite du jour a concerné 7,44 ha. Et la variété du coton cultivée par le propriétaire du champ, est le FK 64.

L’équipe de l’UNPCB dans le champ du producteur

Quatre mois après le semi, le constat qui se dégage est que la fertilisation est bonne, le suivi des itinéraires techniques est effectif, le coton a été bien travaillé, beaucoup de capsules commencent à s’ouvrir, le champ est d’une propreté exemplaire. Par contre, il n’y a pas d’éclosion puisque la croissance continue toujours. Le producteur est d’ailleurs à son 5ème traitement. Cette situation est due à la rareté des pluies durant le mois de septembre, explique le chef de zone de Dédougou, Grégoire Bazié, qui précise tout de même que le cotonnier est au stade de maturation. De quoi rougir le président Bihoun Bambou qui, après avoir fait le tour du champ, a marqué sa satisfaction quant au travail qui a été fait.

Bihoun Bambou, le président de l’UNPCB

Tout en félicitant le producteur, il l’a invité à continuer dans cette même lancée afin de pérenniser les acquis déjà engrangés. Et le Coordonnateur de renchérir, « C’est vrai qu’il est au 5ème traitement actuellement, mais nous l’invitons à continuer parce qu’il gagnerait toujours à poursuivre ces traitements jusqu’à ce que les produits s’arrêtent », a-t-il insisté.Une invite qui n’est sans doute pas tombée dans l’oreille du sourd, vu que le producteur Drissa Koté promet de faire encore plus pour une bonne fin de campagne. Il n’a d’ailleurs pas manqué de saluer l’UNPCB pour l’honneur qu’elle lui a fait en visitant son champ. « C’est un sentiment de fierté et de reconnaissance, pour m’avoir honoré en venant jusqu’à moi aujourd’hui. Les échanges qu’on a eu et les conseils qu’il m’ont donné, vont beaucoup m’aider dans la production », a-t-il fait savoir. Le producteur étant un semencier, l’UNPCB l’a encouragé à poursuivre ses actions et préparer la récolte précoce.

La physionomie du champ

A entendre le coordonnateur, c’est cette semence qui sera redistribuée aux producteurs pour la campagne à venir. Cette sortie marque le top départ d’une série de visite dans les temps de cotonculteurs. A entendre les producteurs et les techniciens de Safané, ils sont à un dépassement de plus de 30 000 ha. Toute chose qui laisse dire l’UNPCB que la production attendue pourrait dépassé les prévisions attendues, pour peu que les champs des autres producteurs soient de la même tranche que celui de Drissa KOTE.Pour rappel, il est attendu 600.000 tonnes de coton en 2021.

Par Dougoutigui

Un commentaire

  1. J’admire le dynamisme de cette équipe de l’UNPCB

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