Environnement, Santé & Bien-être

Burkina : le ministère de l’Environnement au front contre le paludisme

Le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique a initié, lundi 4 octobre 2021, une séance de don de sang, une collecte de moustiquaire au profit des déplacés internes et une action de salubrité visant à lutter contre le paludisme. Cette initiative entre dans le cadre des journées ministérielles de promotion des synergies citoyennes de promotion contre le paludisme dans un double contexte d’insécurité et de COVID 19.


Lundi, il est 7h30 mn au département en charge de l’environnement. Le ministre Siméon Sawadogo et ses collaborateurs sont réunis autour du mat pour la montée des couleurs. Ici, c’est devenu une tradition. Chaque premier lundi du mois, le personnel civil et paramilitaire du Ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique procède à la montée des couleurs nationales.

Les officiels de la montée des couleurs

Ce geste patriotique hautement symbolique qui rappelle l’attachement aux valeurs cardinales de la république se tient concomitamment à une cérémonie de don de sang, de collecte de moustiquaires et de salubrité, initiée par le département pour « sauver des vies ». « Nous sommes à une période où le paludisme sévit et le besoin en sang dans les formations sanitaires se fait nombreux. C’est pourquoi, le ministre Siméon Sawadogo a appelé l’ensemble du personnel à, non seulement, donner son sang, mais également offrir des moustiquaires au profit des déplacés internes », a déclaré Thomas Yampa, directeur de cabinet du ministre en charge de l’environnement.


« Donner son sang pour sauver des vies est un acte patriotique »


Et de rappeler que cette action est une volonté du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, qui, à travers le ministère de la Santé, a appelé l’ensemble des ministères et institutions à s’engager fortement dans la lutte contre cette maladie létale. Pour lui, « donner son sang pour sauver des vies est un acte patriotique ».

Thomas Yampa, directeur de cabinet du ministre de l’environnement

C’est pourquoi, il a appelé les agents du ministère de l’Environnement à s’y engager pleinement car « dans nos centres de santé, il y a des patients qui attendent du sang ». « Si chaque agent vient donner son sang, cela permettra de sauver des vies. Il en est de même pour les moustiquaires imprégnées. L’opération de salubrité aussi vise à détruire tous les nids de moustique pour limiter la transmission de la maladie », a-t-il ajouté. Pilotée par l’association sud initiatives et développement, cette initiative entre dans le cadre des journées ministérielles de promotion des synergies citoyennes de promotion contre le paludisme dans un double contexte d’insécurité et de COVID 19. « Nous espérons repartir d’ici avec une cinquantaine de poches de sang et autant de moustiquaires », a indiqué Kassoum Ouattara, président de l’association qui salue l’engagement du ministère en charge de l’environnement à sauver et préserver des vies. Le paludisme est un problème de santé majeur au Burkina Faso.

Un agent du ministère donnant son sang

Il est endémique dans tout le pays, avec une poussée saisonnière de juin à octobre. En 2020, plus de 11 millions de cas de paludisme ont été enregistrés dans les structures sanitaires du pays, entraînant près de 4 000 décès, selon les chiffres du Programme national de lutte contre le paludisme au Burkina Faso. Si la maladie se densifie pendant la saison pluvieuse, et affecte davantage les communautés, d’autres pathologies comme la dengue, transmise par le moustique-tigre, sont également plus présentes à la fin de l’année. Le Burkina Faso qui s’est engagé dans les recherches vaccinales contre la maladie envisage d’éliminer le paludisme d’ici à 2030. Mais en attendant, les autorités nationales prône l’utilisation effective des moyens de prévention notamment les moustiquaires imprégnées.

Daouda KINDA

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