Agriculture

Chambre nationale d’agriculture: La sécurisation des exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques en débat

La Chambre nationale d’agriculture (CNA) a ouvert ce 12 octobre 2021 à Banfora sa première session statutaire de l’année. Prévue pour durer jusqu’au 14 octobre courant, cette session a choisi de se pencher sur les rôles et responsabilités des chambres d’agriculture dans la sécurisation des exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques. En l’absence du gouverneur des Cascades, c’est le SG de la région, Mahamat Michara, qui a livré le discours du ministre de l’agriculture, consacrant l’ouverture de la session.


Pour leur première session statutaire de l’année qui se tient à Banfora du 12 au 14 octobre 2021, les élus de la Chambre nationale d’agriculture (CNA) ont décidé de mener la réflexion autour de la sécurisation des exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutique et faunique. D’où le thème « Foncier rural : rôles et responsabilités des chambres d’agriculture dans la sécurisation des exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques ». Un thème qui a été salué par le ministre de l’agriculture dont le discours qui a ouvert les travaux a été lu par Mahamat Michara, SG de la région des Cascades. « Pour que le secteur agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique participe au développement économique du pays, il faut que les problèmes d’accessibilité à la terre et de sa sécurisation soient résolus. C’est pourquoi ce thème vient à propos », a laissé le SG qui dans sa livraison n’a pas manqué d’égrainer un long chapelet d’interventions du gouvernement au profit des acteurs du monde rural.

Pour la tenue de la 1ere session statutaire de l’année, les élus consulaires ont effectué le déplacement de Banfora

Pour le président de la CNA, Moussa Koné, la grande préoccupation de l’ensemble des acteurs du monde rural est en lien avec l’accaparement des terres, la gestion d’une manière générale du foncier qui minent véritablement la production agricole. Il est de bon aloi, de son point de vue, que les élus consulaires se penchent sur la question. « Nous allons réfléchir sur toutes ces questions et faire des recommandations fortes à l’autorité afin que des solutions efficaces soient trouvées pour que les acteurs puissent sécuriser leurs exploitations », a-t-il soutenu. Outre cette question de sécurisation, les élus consulaires analyseront au cours de leur travaux les difficultés liées à l’insécurité car, estiment-ils, l’élément capital de tout producteur qui est la terre est aujourd’hui abandonné par les producteurs. « Nous sommes les premières victimes de cette insécurité. Nous devons donc voir ensemble quelles sont les recommandations que nous allons faire pour que l’ensemble des acteurs puissent se mobiliser au niveau des zones rurales pour accompagner les FDS et lutter efficacement contre le terrorisme qui dégrade le climat social et qui contribue à baisser la production du monde rural ».

Bassiaka Dao, président de la CPF recevant une attestation de reconnaissance pour ses efforts au profit du monde rural


Cette session statutaire est également l’occasion pour la CNA de dresser le bilan du premier semestre de l’année 2021. A ce propos, Moussa Koné et ses collaborateurs se disent satisfaits. Depuis le début d’année, a fait noter le président Koné, nous avons travaillé à poursuivre le processus d’opérationnalisation de l’enregistrement des exploitations agro-sylvo-pastorale, halieutiques et fauniques. A travers le ministère de l’agriculture, un certains de projets a été mis en œuvre. Toujours au cours de ce premier trimestre, la CNA a participé activement à l’organisation de la journée nationale du paysan puis œuvrer à l’opérationnalisation du secrétariat exécutif de cette manifestation d’envergure. Poursuivant, Moussa Koné ajoute que la CNA a fait un certain nombre de plaidoyers pour une augmentation des appuis à l’adroit des producteurs. C’est ainsi dira-t-il que le nombre de tracteurs subventionnés a été augmenté. A travers ces plaidoyers, des systèmes d’exploitation modèles ont été mis à l’échelle dans tous les départements du Burkina Faso.

Le président de la CNA, Moussa Koné

A tout celà, il convient d’ajouter l’exercice de la maitrise d’ouvrage que les Chambres d’agriculture ont mené et continuent de mener à travers des projets comme Neer-Tamba et Pro-ARIDES. Pour le président Moussa Koné, la CNA est également engagée dans des réformes afin de permettre aux acteurs du monde rural de mieux tirer profit des actions du gouvernement. A titre d’exemple, il a cité la mise en œuvre de l’opérationnalisation du décret portant enregistrement des exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutique et faunique qui va permettre d’avoir une cartographie réelle des exploitations et plus tard, permettre de professionnaliser les acteurs en leur délivrant des cartes professionnelles. Toujours selon lui, la CNA travaille également à l’autonomisation des institutions qui ont été créées et qui peinent à prendre leur envol par manque de ressources financières. Pour ces élus consulaires réunis à Banfora, c’est le lieu de remercier le gouvernement qui s’est réellement mis à l’écoute des acteurs du monde rural même si quelques difficultés subsistent. Dans ce registre des difficultés, la CNA énumère l’inquiétude des acteurs par rapport aux poches de sécheresse, les inondations et la flambée des prix intrants agricoles qui peuvent jouer négativement sur les productions attendues.

La Chambre régionale d’agriculture des Cascades a offert une tonne de riz et un taureau aux FDS

Pour eux, il faut vite aller à l’anticipation pour que la campagne, les producteurs puissent se mobiliser et avoir les appuis nécessaires pour combler le déficit de la campagne humide.
En marge des travaux de cette première session statutaire, la Chambre régionale d’agriculture des Cascades a offert une tonne de riz et un taureau pour soutenir les FDS dans la lutte qu’ils mènent contre le terrorisme. La faitière nationale quant à elle a salué les mérites de Bassiaka Dao, président de la Confédération paysanne du Faso qui est à ses yeux ne cesse de défendre à travers son organisation les intérêts du monde rural.


Par Ouattara Sosthène

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