Climat, Environnement

COP 26: en attendant Gaslow, le Burkina prépare ses délégués

Alors que la Conférence sur le changement climatique approche à grands pas, le Burkina Faso a appellé, jeudi 21 octobre 2021, ses délégués à « avoir des positions communes avec les délégués des autres pays qui partagent les mêmes intérêts que le Burkina en vue de mieux défendre les intérêts du pays ». 


Le sommet mondial sur le climat COP26 se tiendra cette année à Gaslow au Royaume-Uni, du 31 octobre au 12 novembre 2021. Environ 25 000 personnes sont attendues à Glasgow, dont des dirigeants mondiaux, des négociateurs et des journalistes. Près de 200 pays vont présenter leurs plans de réduction des émissions d’ici 2030, conformément aux engagements de l’Accord de Paris, signé lors de la COP 21 en 2015. A Paris, les pays s’étaient engagés à limiter le réchauffement planétaire à moins de 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels – et d’essayer de viser 1,5 °C – afin d’éviter une catastrophe climatique. La conférence de Gaslow est d’un enjeu capital dans la maîtrise du changement climatique. Ainsi, le Burkina Faso envisage de prendre une part active aux débats et aux rencontres bilatérales avec une soixantaine de délégués. « A cette COP26, il y a des enjeux », explique Somanegré Nana, le Secrétaire permanent du Conseil national pour le développement durable. Il présidait, jeudi, au nom du ministre en charge de l’environnement, Siméon Sawadogo, un atelier de renforcement des capacités des délégués du Burkina Faso. « Les délégués doivent connaître quels sont ces enjeux et avoir des positions communes avec les délégués des autres pays qui partagent les mêmes intérêts que le Burkina en vue de mieux défendre les intérêts du pays », martèle-t-il. Si le Burkina Faso envisage de prendre une part active à cette COP, c’est parce qu’il subit de plein fouet les changements climatiques, avec des poches de sècheresse constatées dans plusieurs localités du pays et une insécurité alimentaire. Pourtant, ce pays en développement n’est pas grand pollueur. « Il faut que lors de ces tribunes, nous puissions défendre nos intérêts en faisant en sorte que tout ce qui doit nous permettre de nous adapter aux effets néfastes du changement climatique puisse être fait », indique Somanegré Nana. Les pays riches avaient précédemment promis d’octroyer annuellement 100 milliards de dollars pour aider les pays les plus pauvres à faire face au changement climatique. Mais cet objectif n’est pas encore atteint. En 2019, selon les données les plus récentes de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les gouvernements des pays développés ont levé 79,6 milliards de dollars pour les pays vulnérables, en hausse de 2 % par rapport à 78,3 milliards de dollars en 2018. Le Burkina Faso espère que les pays développés considérés comme les plus grands pollueurs vont respecter leurs engagements en déliant le cordon de la bourse. Cela devrait permettre de mettre en œuvre ses différents programmes sur le climat. Outre les engagements de réduction des émissions et la question des finances, plusieurs sujets dont les combustibles fossiles avec l’appel de l’ONU à l’élimination progressive du charbon d’ici 2030 et l’article 6 de l’Accord de Paris, qui couvre le rôle des marchés du carbone, seront débattus à Gaslow.


Daouda KINDA

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