Environnement

Gestion des ressources naturelles : le transfert des compétences au cœur d’un atelier

Le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique était face aux collectivités territoriales de la région du Plateau central le 12 novembre 2021 à Ziniaré. Objectif, échanger avec elles sur le processus de transfert de compétences en matière d’environnement et de ressources naturelles.

Depuis 2004, le Burkina Faso a adopté différents textes juridiques relatifs au transfert de compétences. Dans le domaine de l’environnement, le Code général des collectivités territoriales et plusieurs décrets précisent les modalités de transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux communes. Cependant, les textes juridiques portant sur le transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux communes dans le domaine de l’environnement et de la gestion et des ressources naturelles suscitent de nombreuses incompréhensions entre le ministère en charge de l’environnement, les collectivités territoriales et le ministère en charge de l’administration territoriale, entraînant ainsi des difficultés de mise en œuvre. Quelles sont les ressources à transférer ? Et quel est le domaine exact sur lequel les compétences transférées doivent s’exercer surtout en matière forestière ? Face à ces questions qui divisent les différentes parties, le département en charge de l’environnement a « jugé nécessaire de créer les conditions d’un dialogue constructif afin d’apporter l’appui conseil technique nécessaire dans une démarche de recherche de solutions communes ».En 2017 déjà, le ministère avait organisé un atelier qui regroupait tous les acteurs concernés en vue de lever l’équivoque sur ce qu’on entend par transfert de compétences en matière d’environnement et de ressources naturelles. Cependant, après avoir levé la confusion sur cette notion, le département entend poursuivre sa dynamique en accompagnant les acteurs dans la mise en œuvre du processus.

Identifier les difficultés rencontrées dans la gestion des compétences transférées

Ainsi, le ministère à travers la Direction des affaires juridiques et du contentieux (DAJC), avec le concours du projet « Appui à la gestion durable des ressources forestières (AGREF) » a initié des ateliers de proximité afin d’échanger directement avec les collectivités territoriales en vue de les accompagner dans le processus de transfert des compétences.Après les régions du Sud-ouest et du Centre sud en 2019, les régions du Centre-ouest et des Hauts-Bassins en 2020, les régions du Plateau central et du Centre-est accueillent cette année les ateliers de proximité. Ils devront permettre, selon Paul Guiguemdé, conseiller technique du ministre en charge de l’environnement qui a présidé l’atelier de Ziniaré, d’identifier les difficultés rencontrées dans la gestion des compétences transférées ainsi que les besoins d’assistance prioritaires des communes. Il s’agira, a-t-il dit, d’échanger avec les collectivités territoriales de la région du Plateau central sur les outils techniques de gouvernance environnementale pour mieux exercer les compétences transférées.

Les participants à l’atelier de Ziniaré

Cet atelier offre l’occasion au département du ministre Siméon Sawadogo d’informer les collectivités territoriales de la région du Plateau central sur les mécanismes et opportunités d’appui financier et technique en matière d’environnement et de ressources naturelles, de discuter avec elles de toutes les questions ou zones d’incompréhension à la lumière des dispositions du Code général des collectivités territoriales, du Code forestier et du Code de l’environnement et de leurs textes d’application relatives aux transferts de compétences. Cette initiative est fortement saluée par les élus locaux qui estiment qu’elle sera d’un grand apport dans la conservation des ressources naturelles. « Face à la dégradation prononcée des ressources naturelles, il faudrait nécessairement impliquer les populations dans la gestion des ressources naturelles », a déclaré Pierre Kaboré, maire de la commune de Meguet dans le Ganzourgou. Selon lui, les collectivités territoriales sont très intéressées par la gestion des ressources naturelles.

Par Daouda KINDA

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