Agriculture

Accroissement des productions agricoles irriguées: le CES à la recherche de meilleures stratégies

Le Conseil économique et social (CES) tient du 23 novembre au 20 décembre 2021 sa 2e session ordinaire de l’année. Cette session qui intervient quelques jours après l’installation des conseillers va plancher sur les productions agricoles irriguées.   

« Accroissement substantiel et durable des productions agricoles irriguées : quelles stratégies pour assurer une disponibilité et une exploitation efficace des eaux au Burkina Faso ? » C’est sous ce thème que se tient cette session pilotée par la Commission chargée de la production et de soutien à la production du CES.

Pendant 4 semaines les 90 conseillers que compte l’institution vont examiner plusieurs documents élaborés à l’issue d’une réunion de cadrage, d’une revue documentaire, d’une collecte de données auprès des ministères et institutions, des acteurs du public et du privé, d’instituts et centre de recherche, d’organismes de régulation des ressources en eau, d’exploitants des périmètres irrigués, des professionnels de l’agriculture irriguée et des partenaires au développement. 

Les participants

« Ces entretiens ont été réalisés dans 6 régions administratives notamment le Centre, les Hauts-Bassins, la Boucle du Mouhoun, le Centre-est, le Centre-sud et le Centre-ouest », a précisé Etienne Bazié, président de la Commission chargée de la production et de soutien à la production. Il est par ailleurs, le 3e vice-président du CES.

Si l’Institution a choisi de plancher sur ce thème, c’est parce qu’au Burkina Faso, la production agricole reste vulnérable face à l’irrégularité des pluies. Cette situation selon le président du CES, Bonaventure Ouédraogo, peut entraver les efforts consentis pour accroitre les productions et améliorer la sécurité alimentaire.

« Cette donne est valable aussi bien à court qu’à long terme, d’autant plus que les prévisions d’ici 2050, tablent sur une population burkinabè qui atteindra 47 millions de personnes et une demande en produits alimentaires qui triplera, voire quintuplera pour certains produits », a déclaré Bonaventure Ouédraogo.  

Pour lui, le développement de l’irrigation apparaît comme une alternative porteuse permettant de surmonter cette barrière, de sécuriser, d’intensifier et d’accroître durablement la production agricole.

Bonaventure Ouédraogo, président du CES

Même si le gouvernement a fourni des efforts dans le domaine, le président du CES a noté que la maîtrise de l’eau fait face à de nombreux défis qu’il faut relever nécessairement pour donner à l’agriculture irriguée sa place et son rang dans les politiques de productions agricoles.

« Au Burkina Faso, l’irrigation demeure essentiellement gravitaire et est faiblement développée, avec 33% de superficies aménagées sur un potentiel irrigable de 233 500 ha », a dit Bonaventure Ouédraogo.

 Au cours de cette session, les conseillers vont examiner toutes les contraintes liées à la disponibilité durable des ressources en eau pour l’irrigation, à la problématique de la transformation et à la commercialisation des productions, à la contribution des innovations scientifiques et des progrès techniques au développement de l’agriculture irriguée.

« Il importe de repérer au cours de nos travaux les actions en cours, identifier les insuffisances ou les goulots d’étranglement afin de proposer des solutions novatrices pour que la sécurité soit une réalité au Burkina Faso », a ajouté le président du CES.

Des communications seront livrées par des membres du gouvernement, des chercheurs, des acteurs de la société civile et des professionnels qui interviennent dans la gestion des ressources en eau et l’optimisation des productions agricoles irriguées au Burkina Faso.

Par Daouda KINDA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*