Environnement

Aires fauniques : le PAPHAF pour « satisfaire les besoins en eau des populations animales »

Le Projet d’amélioration du potentiel hydrique dans les aires fauniques du Burkina Faso (PAPHAF) créé en décembre 2020 a été lancé, mercredi 1er décembre 2021, à Ouagadougou. C’était au cours d’un atelier dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par Thomas Yampa, directeur de cabinet du ministre en charge de l’environnement.

Le Burkina Faso compte 76 aires classées dont 27 aires protégées à vocation faunique renfermant plus de 35 espèces de grands mammifères, 128 espèces de mammifères, 60 espèces de reptiles et environs 673 espèces en avifaune, selon les chiffres du ministère de l’environnement.

La superficie cumulée de ces aires protégées se situe autour de 3 287 925 hectares. Dans un pays sahélien comme le Burkina Faso durement éprouvé par les effets néfastes du changement climatique, il va sans dire que les difficultés d’accès à l’eau sont une véritable préoccupation non seulement pour les humains, mais aussi pour la faune.

Le présidium lors de la cérémonie d’ouverture

« Les aires de protection faunique sont marquées par la sécheresse précoce de nos mares. Si fait que pendant la période chaude c’est-à-dire en mars et avril, les animaux sauvages n’ont pas suffisamment d’eau à boire », a alerté l’inspecteur des Eaux et Forêts, Isidore Sama. Il est le Chef du Projet d’amélioration du potentiel hydrique dans les aires fauniques du Burkina Faso (PAPHAF). Ce projet créé par arrêté ministériel en décembre 2020 pour une durée de 5 ans (2021-2025) a pour objectif global est de « contribuer à la satisfaction des besoins en eau des populations animales des aires fauniques » dans un contexte marqué par le dérèglement climatique.

Plusieurs participants dont des gestionnaires de la faune, des concessionnaires des zones de chasse prennent part à l’atelier technique

En clair, il devra permettre d’accroître la disponibilité spatio-temporelle de la ressource eau dans les aires fauniques à travers la construction d’infrastructures hydrauliques, l’amélioration du dispositif existant et la réalisation de forages sur certains sites afin de résoudre le problème d’eau permanemment. « Il faudrait que pendant la période de soudure, on puisse avoir de l’eau dans les mares, les aires fauniques afin que les animaux sauvages puissent s’abreuver », a soutenu Isidore Sama. C’est, par ailleurs, une aubaine pour renforcer les capacités des acteurs pour une gestion durable des aires fauniques.

Thomas Yampa, directeur de cabinet du ministre en charge de l’environnement.

Le Projet d’amélioration du potentiel hydrique dans les aires fauniques du Burkina Faso sera mis en œuvre dans les aires protégées de cinq régions administratives à savoir l’Est, le Centre-Sud, la Boucle du Mouhoun, les Hauts-Bassins et les Cascades et devrait s’étendre à d’autres régions, a-t-il confié. Selon Thomas Yampa, directeur de cabinet du ministre en charge de l’environnement, ce projet fait suite au Projet d’atténuation des effets du stress hydrique sur la grande faune au Burkina (PASHF) qui s’est exécuté entre 2016 et 2019. Ce dernier, a-t-il fait remarquer, a engrangé des résultats forts appréciables.

Consolider les acquis du PASHF

Au cours d’un atelier national qui a permis d’adopter le vendredi 26 juin 2020 à Ouagadougou le document dudit Projet, les premiers responsables du département de l’environnement avaient noté que le PASHF a permis, entre autres, l’aménagement de points d’eau (réalisation de 28 forages à pompage solaire et de dix mares). C’est donc pour consolider les acquis du précédent projet que le PAPHAF a été élaboré et adopté.

L’inspecteur des Eaux et Forêts, Isidore Sama est le Chef du Projet

« Cet atelier marque officiellement le début des activités du PAPHAF et se veut être constructif pour contribuer à sa bonne mise en œuvre », a déclaré Thomas Yampa, invitant les participants à faire des propositions « franches » et « objectives » à même d’aider l’unité de gestion du projet à réussir sa mission. Plusieurs participants dont des gestionnaires de la faune, des concessionnaires des zones de chasse, des unités de gestion de l’’Office national des aires protégées (OFINAP) prennent part à l’atelier.

Daouda KINDA

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