Environnement, Gestion durable des terres

Burkina : la grande muraille se dote d’un nouveau programme, plus ambitieux

Alors que le Programme de Renforcement des Capacités pour l’IGMVSS– Phase 2 (PRC2-IGMVSS) tire vers sa fin, un nouveau programme est annoncé pour la relève. Le Projet de Restauration des Écosystèmes dans la région du Plateau central (PRE-PCL) se nomme-t-il a fait l’objet d’un atelier national de validation le 16 décembre 2021 à Ouagadougou.

Le nouveau programme qui se veut plus ambitieux vise à « améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et accroître les revenus des hommes, des femmes des communes de Boussé, Niou, Toéghin et Laye tout en contribuant à l’inversion de la tendance à la dégradation des terres au Burkina Faso ».

Son coût : 1 767 460 808 FCFA, financés par le Gouvernement du Burkina Faso à hauteur de 240 265 242 FCFA et la Coopération Belge au développement à travers l’APEFE pour un montant de 1 527 195 566 FCFA.

Un programme de 5 ans

Le PRE-PCL couvrira une période de 5 ans allant de janvier 2022 à décembre 2026 avec 4 composantes. Sa mise en œuvre permettra, selon la coordination nationale de l’IGMVSS, l’atteinte des résultats attendus avec des impacts dans la gestion durable des terres et dans l’amélioration de la sécurité alimentaire des communautés.

En rappel, le PRE-PCL remplace le Programme de Renforcement des Capacités pour l’Initiative de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel (PRC-IGMVSS) mis en œuvre entre 2017 et 2021.

Les participants à l’atelier

Au cours d’un petit déjeuner de presse organisé le 17 décembre 2021 à Ouagadougou, le coordonnateur de l’IGMVSS, Adama Doulkom, a relevé que le PRC-IGMVSS a atteint des résultats satisfaisants. Un film documentaire diffusé à l’occasion a permis de dresser le bilan dudit programme.

On retient que le PRC-IGMVSS a permis de former un millier d’agents et d’acteurs sur une centaine de thèmes environ. En matière de suivi-évaluation, la CN-IGMVSS dispose d’une base de données géo-référencées qui permet la capitalisation des actions des différents intervenants dans la thématique gestion durable des terres. En matière de communication, plusieurs activités sont à mettre à l’actif du programme.

D’importants investissements socio-économiques et environnementaux

Il s’agit du théâtre forum, des sessions d’information et de formation au profit des journalistes, d’une caravane de presse, de la production et la diffusion de contenus avec des radios partenaires et l’organisation annuelle de Prix Grande Muraille Verte en Journalisme pour la promotion de la gestion durable des terres. Le programme a permis de réaliser d’importants investissements socio-économiques et environnementaux, notamment à Bourzanga. La prise en compte du genre n’était pas en reste dans les actions de GDT. Elle a même été un facteur clé du succès du programme, foi du coordonnateur national de l’IGMVSS.

L’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) est née en 2005 à l’occasion de la 7e session des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats sahélo-sahariens qui s’est tenue à Ouagadougou. A l’origine, il s’agissait d’ériger une barrière d’arbres longue de 7000 km environ sur une largeur de 15 km allant de Dakar à Djibouti. Mais, cette idée a évolué. Il s’agit maintenant pour chaque pays, au lieu d’ériger un mur de végétation, de conceptualiser plutôt l’Initiative en fonction de ses réalités. Depuis son lancement, le Burkina Faso a adhéré à cette Initiative et accentue ses actions sur la récupération des terres dégradées à travers la technique du zaï, des cordons pierreux et autres. 

Daouda KINDA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*