Environnement, Gestion durable des terres

Burkina: le programme AGREF aménage 472 000 hectares de forêts

A quelques mois de sa clôture, le programme  » Appui à la gestion durable des ressources forestières (AGREF) » passe au bilan. Il ressort qu’à ce jour ce programme qui bénéficie d’un accompagnement technique et financier du Grand-Duché de Luxembourg a permis au département en charge de l’environnement d’aménager 36 forêts, soit 472 000 hectares de forêts, de récupérer des terres autrefois arides et de promouvoir de façon conséquente les produits forestiers non ligneux.

C’est à l’occasion de sa 2e session ordinaire de l’année que le Comité de revue du programme budgétaire 090 « Pilotage et soutien » du ministère de la Transition écologique et de l’Environnement a dressé, mercredi 19 janvier 2022 à Ouagadougou, le bilan de l’année écoulée.

Le présidium à l’ouverture des travaux

Au cours de cette rencontre, les participants ont aussi examiné le plan de travail et budget annuel (PTBA) 2022 du programme dénommé  » Appui à la gestion durable des ressources forestières (AGREF) ». 

Ce programme est dans sa dernière année d’exécution. Selon le coordonnateur du programme AGREF, Michel Ouaba, « les activités de terrain vont s’arrêter dans 8 mois, au plus tard le 31 août et les autres activités de clôture vont se mener jusqu’au 31 décembre 2022 ». 

En termes de taux d’exécution, le tableau des réalisations affiche « près de 85% de taux d’exécution », foi du coordonnateur du programme. La session était présidée par le Colonel des Eaux et Forêt, Eugène Balma. Chargé d’études au ministère de l’environnement, il a représenté le secrétaire général du département chargé de l’environnement, Dr. Augustin Kaboré, à l’ouverture des travaux. 

Selon lui, le projet de PTBA soumis aux participants pour examen et adoption au cours de ce comité de revue du programme budgétaire 090, Pilotage et soutien est assez spécifique. Car, il se concentre sur des actions phares à fort impact pour bonifier l’ensemble des interventions du programme depuis 2018.

Des « propositions concrètes, réalistes et réalisables » sont donc attendues de ces assises à l’effet de « faciliter la mise en œuvre des activités pour l’année 2022 ». Qu’à cela ne tienne, le département du ministre Smaïla Ouédraogo se dit disposé à mettre en œuvre de façon « diligente » les activités de l’AGREF et des recommandations qui sortiraient de cette session. 

Les participants aux travaux

Dans un contexte national marqué par les changements climatiques qui mettent à rude épreuve les terres et les forêts du Burkina Faso, l’AGREF a sans doute contribué à renforcer la capacité de résilience du pays face à cette situation quasi mondiale. 

D’un coût estimé à 11 milliards 500 millions de francs CFA, le programme est financé grâce à la coopération Luxembourgeoise. Ce partenaire est, du reste, satisfait de la mise en œuvre du programme.

Le chargé d’affaires de l’Ambassade du Grand-Duché Joseph Senninger l’a rappelé à l’ouverture des travaux. « Beaucoup de chantiers ont été clos, d’autres sont toujours ouverts. Mais il y a des points qui devront être adressés. Globalement, nous sommes satisfaits de la mise en œuvre de l’AGREF », a-t-il dit.  

Daouda KINDA