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Gestion Durable des Terres : l’Initiative de la grande muraille verte outille des hommes de média

L’initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) organise du 4 au 6 mars 2020 à Koudougou dans la cité du cavalier rouge un atelier de formation des journalistes sur les thématiques en rapport avec la gestion durable des terres (GDT). Venus d’une trentaine de média burkinabè, ces journalistes vont se familiariser avec différentes thématiques notamment les changements climatiques, la GDT, les terres dégradées, la neutralité en matière de dégradation, etc. Pour ce premier jour de l’atelier, Fabrice Bazié, l’attaché de communication de la structure, donne un aperçu sur l’IGMVSS. Il indique que cette structure est un programme panafricain lancé par l’Union africaine en 2007 pour répondre aux défis posés par la désertification, la dégradation des terres , la sécheresse, le changement climatique et la perte de la biodiversité.Les objectifs visés sont l’amélioration de la résilience des systèmes humains et naturels dans la zone sahélo-saharienne par une bonne gestion des écosystèmes, le développement durable des ressources foncières, la protection du patrimoine rural et l’amélioration des conditions de vie et des moyens de subsistance des populations vivant dans ces zones. Selon le communicateur, le Burkina Faso a adhéré à l’Initiative dès 2007 et a adopté en 2012, sa stratégie et son plan d’actions axés sur la GDT, un outil de référence pour la conduite de ses activités, révisé pour la période 2018-2022 dans le cadre de la phase 2 du programme de renforcement des capacités de l’IGMVSS. Si le Burkina a adhéré à l’Initiative depuis sa mise en œuvre, c’est parce que chaque année, dit-il, le pays perd 9 234 500 ha de terres de production en raison de causes anthropiques et climatiques. Depuis sa mise en œuvre dans notre pays, l’Initiative à travers ses actions a permis de récupérer plus de 18000 hectares de terres, à en croire Fabrice Bazié. A noter qu’au Burkina l’IGMVSS intervient prioritairement dans les régions du Sahel, du Nord, du Centre-nord, du Plateau central et de l’Est. Les techniques mises en avant par les partenaires qui concourent à l’atteinte des objectifs visés sont le zaï, les cordons pierreux, les mis en défens. Fabrice Bazié assure que l’IGMVSS se veut une réponse politique forte aux graves défis posés par la désertification, la dégradation des terres, la perte de la biodiversité ainsi que le changement climatique dans la bande sahélo-saharienne.

Joël Soré

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